Google Ads peut vous apporter des demandes de contact, mais leur qualité se juge sur vos ventes, pas sur les clics. Le bon ordre : définir ce qu'est un bon prospect, faire compter cette étape à Google, puis chercher ce qui bloque avant d'augmenter le budget.
Comme consultant Google Ads, j’organise la génération de prospects autour de six décisions. Ce sont la stratégie, la page, l’offre, la mesure, les campagnes et leur développement.
Google Ads montre votre offre à des gens qui cherchent déjà une solution, ou à un public susceptible d’y répondre. Trois types de campagne servent à cela.
La demande arrive ensuite par un appel, une prise de rendez-vous ou votre page de destination. Elle peut aussi passer par un formulaire hébergé par Google, disponible sur le Réseau de Recherche et Performance Max sous réserve d’éligibilité.
Le nombre et la qualité des demandes ne dépendent pas seulement des réglages de Google Ads. L’annonce, la page et la façon dont vos commerciaux rappellent influent aussi sur le résultat. Votre CRM, le logiciel de suivi des prospects, indique ensuite ce que chaque demande est devenue.
Un prospect n’est pas qualifié parce que Google Ads l’a compté. Fixez avant le lancement des critères que l’on peut vérifier dans le CRM.
Avec une stratégie axée sur les conversions, Google ajuste les enchères pour obtenir ce que vous lui faites compter comme conversion : un formulaire, un appel ou une vente. Une action principale sert aux enchères si son objectif est sélectionné dans la campagne. Une action secondaire sert seulement aux rapports. Seule exception : une action secondaire incluse dans un objectif personnalisé sert aussi aux enchères.
Si tous les formulaires comptent comme principaux, Google cherche davantage de formulaires, sans savoir lesquels deviennent des clients. Choisissez l’étape la plus avancée qui remonte encore vite, en nombre et de façon fiable. Au démarrage, la demande validée peut servir d’action principale, avec « prospect qualifié » et « vente » en secondaires. Quand ces étapes remontent en nombre et que l’import est stable, choisissez progressivement l’une d’elles comme objectif. Viser d’emblée le client signé, s’il ne remonte qu’en petit nombre et tard, prive Google de conversions à exploiter.
Pour que Google voie ces étapes, renvoyez-lui les ventes conclues au téléphone ou notées dans votre CRM, sous forme de conversions hors ligne. L’import classique avec l’identifiant du clic (GCLID) doit arriver au plus 90 jours après ce clic. Le délai est de 63 jours avec le suivi avancé des conversions pour les prospects, même avec un GCLID.
Depuis le 15 juin 2026, les nouveaux accès à l’API Google Ads ne permettent plus ces imports. Utilisez l’API du Gestionnaire de données pour une nouvelle intégration ; les accès historiques restent possibles sous les conditions documentées. Ces données peuvent améliorer l’optimisation, sans garantir ni le volume ni le coût.
Plus de budget amplifie ce qui marche, mais aussi ce qui coûte sans rapporter. Avant de l’augmenter, trouvez ce qui bloque, en suivant cet ordre.
Ne changez ensuite qu’une chose à la fois, avec une durée et une date de décision fixées avant le test. Un résultat chiffré ne prouve rien sans sa période, son volume et sa définition du prospect.
Le budget d’une campagne de prospects dépend de la demande, du prix des clics et du délai de vente, mais aussi de ce que rapporte une vente.
Partez du nombre de prospects qualifiés voulus, puis remontez le parcours. Par exemple, si vous visez huit prospects qualifiés en six semaines et que 40 % des demandes sont qualifiées, il vous faut vingt demandes. Si une demande coûte 45 €, ce test coûte 900 €. Ce chiffre n’est ni une prévision ni un minimum fixé par Google : il rend vos hypothèses visibles. Si le test coûte plus que la perte que vous acceptez, reportez-le.
Votre CPL (coût par prospect) dépend de ce que vous comptez : une demande ou un prospect qualifié. Si vous comptez les ventes, vous mesurez un coût par vente. Deux CPL ne se comparent que s’ils comptent la même chose sur la même période.
Le coût d’un prospect qualifié égale le coût d’une demande divisé par la part des demandes qualifiées. Par exemple, si une demande coûte 30 € et que 30 % sont qualifiées, un prospect qualifié coûte 100 €. Ce taux doit venir de vos propres données, datées, plutôt que d’une moyenne de votre secteur. Allez ensuite jusqu’au coût d’un nouveau client, publicité, marketing et frais commerciaux compris.
Le choix du type de campagne dépend de la demande existante, de votre suivi des conversions et des visuels que vous pouvez produire.
Je compare ces options sur une durée et des critères fixés à l’avance. Un lancement rapide peut donner des demandes utiles ou médiocres : ce risque se mesure, il ne se suppose pas.
Le reciblage (remarketing) relance les personnes déjà passées sur votre site. Certains clients décident en plusieurs visites, d’autres dès le premier contact. Mesurez ce parcours dans le CRM avant de prévoir une suite de messages.
Dans l’Espace économique européen, vous devez transmettre à Google le choix de consentement de chaque visiteur, notamment pour l’envoi de ses données (ad_user_data) et la publicité personnalisée (ad_personalization). Excluez aussi les clients déjà gagnés et respectez les règles de Google sur la publicité personnalisée. Reste à mesurer ce que le reciblage rapporte en plus, car une vente qu’on lui attribue n’aurait pas forcément été perdue sans lui.
Google Ads fonctionne aussi en B2B, à condition de distinguer les étapes de l’acheteur. Il s’informe, compare, sélectionne puis achète, et un décideur peut arriver à chacune de ces étapes. L’envoi d’un formulaire ne prouve ni le pouvoir de décision de la personne ni ses chances de signer.
Une démonstration réalisée ou un rendez-vous accepté sont plus proches de la vente. La durée de visite sert au diagnostic, mais elle ne devrait pas devenir un objectif d’enchères par réflexe. Réglez la durée du reciblage sur le délai de vente observé dans votre CRM.
Si vous renvoyez une valeur à Google Ads, choisissez entre revenu attendu et marge, puis ne comptez pas deux fois l’abonnement et la vente. Cette valeur se corrige aussi en cas d’annulation. Si vous vendez un logiciel par abonnement, suivez le revenu récurrent des clients signés.
Reportez le lancement si l’une de ces conditions se présente.
La publicité rend ces défauts plus coûteux, mais elle ne les répare pas. À l’inverse, une faible demande sur la recherche ne condamne pas Google Ads. Demand Gen, YouTube, Performance Max et le Display, encore proposé selon les comptes, touchent d’autres publics. La question devient alors : pouvez-vous produire les visuels, mesurer l’effet et financer la période d’apprentissage ?
La vitesse de rappel compte aussi. Le taux de contact et de signature, mesuré selon le délai de rappel, vous indique le délai de réponse à viser.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
Réserver un appel