Sur Google Ads, « pompe à chaleur » recouvre trois produits aux aides différentes : air/eau, air/air et géothermie. Séparez-les dans vos annonces et vos pages et vérifiez les règles d’aide avant de diffuser. La campagne se juge ensuite sur les dossiers réalisables et finançables, pas sur les formulaires reçus.
Une personne qui tape « pompe à chaleur » ne précise ni la technologie, ni le chantier, ni l’aide qu’elle espère. Comme toute campagne Google Ads pour la rénovation et le BTP, la vôtre doit préciser l’offre dès l’annonce pour limiter les clics sans rapport avec vos prestations.
L’air/eau chauffe par un circuit d’eau, l’air/air chauffe ou rafraîchit l’air intérieur, et la géothermie capte l’énergie du sol ou d’une nappe.
L’indicateur à suivre est le coût par dossier réalisable et finançable, puis par contrat signé. Un dossier réalisable suppose un chantier techniquement possible, dans votre zone, adapté à vos qualifications et à votre capacité de pose.
Une aide n’est pas une promesse publicitaire. Elle dépend du ménage, du logement, de l’équipement, de l’installateur et de l’ordre des démarches. Écrivez donc « aides possibles selon conditions », sans présenter une estimation comme un reste à charge garanti.
En métropole, les droits varient selon la technologie. Les CEE (certificats d’économies d’énergie) sont des primes que proposent les fournisseurs d’énergie, et l’éco-PTZ un prêt à taux zéro.
| Aide | Air/eau | Air/air | Géothermie |
|---|---|---|---|
| MaPrimeRénov’ par geste | Oui, sous conditions | Non | Oui, sous conditions |
| CEE | Selon la fiche et le matériel | Selon la fiche et le matériel | Selon la fiche et le matériel |
| Éco-PTZ pour cette seule action | Si les critères sont remplis | Pas seul | Si les critères sont remplis |
Les calendriers diffèrent aussi. Pour les CEE, le ménage accepte l’offre du fournisseur ou de son partenaire avant de signer le devis. Pour MaPrimeRénov’, il dépose sa demande avec un devis, puis attend la confirmation d’attribution avant de signer et de lancer le chantier, sauf exceptions prévues.
Vérifiez enfin dans l’annuaire officiel votre signe RGE, sa validité et la catégorie qui correspond aux travaux. Si vous citez aussi le nom de votre qualification, ne présentez pas les deux comme une double certification. Si un sous-traitant pose l’équipement, sa qualification se vérifie de la même façon.
C’est un autre parcours. En 2026, en métropole, il vise les logements classés E, F ou G, avec un gain d’au moins deux classes énergétiques. Le projet traite au moins deux postes de l’enveloppe du bâtiment (murs, planchers bas, toiture ou fenêtres). Un rendez-vous France Rénov’ précède le dépôt, puis Mon Accompagnateur Rénov’ suit le dossier. Depuis le 1er septembre 2026, cette aide n’est plus attribuée à une maison individuelle qui conserve son chauffage au gaz après ces travaux. Les pompes à chaleur avec appoint fossile ne sont plus financées dans ce parcours.
L’Anah y intègre les CEE : le ménage ne dépose pas de demande CEE séparée pour les mêmes travaux. La pompe à chaleur n’est alors qu’un poste parmi d’autres. Proposez ce parcours seulement si vous savez le mener, de l’audit à l’isolation, sinon annoncez clairement le remplacement de chauffage seul.
J'accompagne les installateurs de pompes à chaleur dans la mise en place, le suivi et l'optimisation de leurs campagnes Google Ads.
Échanger sur vos campagnes
Pas forcément : séparez d’abord les annonces, les pages et la mesure de chaque technologie. Par défaut, tant que les demandes sont peu nombreuses, gardez une seule campagne découpée par technologie. Des campagnes distinctes se justifient quand les budgets, les zones ou les objectifs de rentabilité doivent être suivis à part.
Chaque technologie pose ses propres questions. En air/eau, le client parle de son chauffage actuel, de son réseau à eau et de son logement. En air/air, il parle de chauffage, de rafraîchissement et des pièces à traiter. En géothermie, il parle du terrain ou du forage, du sous-sol, des radiateurs ou du plancher chauffant existants et de la réglementation.
La géothermie ne se limite pas aux capteurs horizontaux sur terrain plat. Les sondes verticales demandent une étude du bâti et du sous-sol, puis une déclaration ou une autorisation. Votre annonce propose donc une étude, sans déclarer le projet faisable à partir d’un code postal.
Séparez aussi le remplacement urgent d’un chauffage du projet mûri sur plusieurs mois, car leurs délais diffèrent. Les recherches de climatisation expriment un autre besoin : elles aussi se traitent à part.
Reste à mesurer la concurrence et le volume de recherche dans votre zone. Commencez par les volumes locaux du planificateur de mots clés de Google, puis comparez-les aux recherches qui ont déclenché vos annonces, dans le rapport sur les termes de recherche. Le ciblage se limite ensuite aux zones que vous couvrez vraiment.
Écrivez l’état actuel des aides, pas celui d’un ancien article. Le guichet MaPrimeRénov’ est de nouveau ouvert depuis le 23 février 2026. Toute annonce ou page qui le dit encore fermé est à corriger.
Depuis le 1er septembre 2026, la prime « Coup de pouce Chauffage » exige un modèle agréé pour les pompes à chaleur air/eau et eau/eau ou eau glycolée/eau. La règle vaut pour les opérations engagées depuis cette date. L’agrément repose notamment sur une certification admise et sur un assemblage final dans l’Espace économique européen. Il ne concerne pas toutes les primes CEE et ne se réduit pas à une « origine européenne ». Avant d’en parler, vérifiez la date d’engagement, la fiche applicable et le numéro d’agrément du modèle.
Depuis le 1er juillet 2026, toute publicité pour des travaux de rénovation énergétique doit mentionner le service public France Rénov’. L’article L. 122-26 du Code de la consommation impose aussi un lien vers ce service sur votre site. Le ministère détaille l’affichage attendu et fournit un kit. Cette mention ne valide ni votre entreprise ni l’éligibilité du ménage.
Chaque message sur les aides doit avoir une date, une source et le nom de la personne qui le contrôle. Au moindre doute, retirez la promesse jusqu’à ce que la source officielle la confirme.
La demande dépend aussi de la météo, de la saison de chauffe, des prix de l’énergie et de vos délais de pose. Quand une règle change, le premier réflexe est de comparer les recherches, les demandes qualifiées et les ventes avant de toucher au budget. Une hausse du coût par clic ne prouve pas, à elle seule, un effet de la nouvelle règle.
Le tri commence par votre offre réelle. Indiquez dans l’annonce les technologies posées, votre zone et votre délai. Plus l’annonce est précise, moins votre équipe doit expliquer après coup qu’une demande sort de votre offre.
Sous l’annonce, les composants ajoutent vos liens, votre numéro, votre adresse ou vos accroches. N’y mettez que des informations vraies.
L’affichage d’un composant n’est pas garanti : Google l’ajoute quand il le juge pertinent. L’information décisive doit figurer dans le texte de l’annonce et sur la page.
« Reste à charge estimé selon votre situation » est un message à tester face à un texte centré sur l’étude technique. Pour départager les deux textes, comparez les dossiers recevables et les rendez-vous tenus que chacun apporte. Une estimation publiée doit nommer l’aide, dater le barème et afficher ses hypothèses, sans promettre ni montant ni éligibilité.
Sur votre page, demandez le minimum utile. Le chauffage actuel, le logement, la technologie envisagée et la commune suffisent souvent au premier contact. Si la tranche de revenus est vraiment nécessaire, expliquez à quoi elle sert et protégez-la.
Dans Google Ads, ajoutez en mots clés à exclure les recherches sur lesquelles vous refusez d’apparaître : le rapport sur les termes de recherche les fait remonter. « Faire soi-même », occasion ou dépannage ne s’excluent que si ces demandes sortent de votre offre. L’exclusion se place sur le groupe d’annonces, la campagne ou tout le compte, selon sa portée. Une exclusion « air/air » posée sur le groupe d’annonces air/eau empêche qu’une recherche air/air y arrive.
Le téléphone sert aux cas ambigus : notez la durée et l’issue de chaque appel. Renvoyez ensuite ce résultat dans Google Ads par l’import des conversions hors connexion.
Le budget se calcule à partir du coût par clic dans votre zone, de la part des demandes qui deviennent des dossiers et de votre marge. Construisez trois scénarios (prudent, central, haut), sans dépasser le nombre de dossiers que l’équipe peut traiter. Le premier test tranche une seule question, avec un résultat mesurable.
Par exemple, supposons qu’une pose rapporte 1 500 € de marge avant publicité et qu’un dossier sur trois signe. La marge moyenne attendue est de 500 € par dossier, avant les frais restants et le bénéfice à conserver.
Les annonces dans la recherche Google vous permettent de choisir les recherches visées. Performance Max se teste si votre mesure est solide. En 2026, elle accepte des mots clés à exclure, sur la campagne ou le compte, et propose un rapport sur les termes de recherche. Le choix se fait donc au test.
Si vous passez aux enchères intelligentes de Google, la bonne stratégie dépend de votre objectif et de la qualité de votre mesure. Les volumes requis ou recommandés varient selon la stratégie et le type de campagne. N’ajoutez pas de budget pour compenser des demandes mal comptées.
Suivez le coût à chaque étape, de la demande reçue au dossier finançable, puis au rendez-vous tenu et à la vente. Un coût par demande bas ne vaut rien si les dossiers sortent de votre zone ou de votre offre. Un coût par demande qui monte peut être une bonne nouvelle. Par exemple, si ce coût double et que la part de dossiers finançables triple, le coût par dossier finançable baisse d’un tiers. La rentabilité dépend ensuite des ventes et de la marge.
Pour que Google vise les dossiers ou les ventes, importez ces étapes dans Google Ads, si elles sont fiables et assez fréquentes. L’import standard accepte les conversions jusqu’à 90 jours après le clic, dans la fenêtre choisie. Pour démarrer, Google recommande le suivi avancé des conversions pour les prospects, configurable dans son Gestionnaire de données. Avec ce suivi, le délai d’import est de 63 jours après le clic. Les enchères ne doivent s’appuyer sur ces résultats qu’une fois leur qualité contrôlée.
Si vos demandes sont écartées dès le premier appel, le budget n’est pas la réponse. Reprenez d’abord la recherche tapée, l’annonce, la page et votre définition du dossier accepté.
Comparez les deux sur les mêmes critères : coût, exclusivité, délai, doublons, rendez-vous tenus et ventes.
Le rappel demandé doit porter sur le même objet et intervenir dans les cinq jours ouvrables. Vous devez pouvoir justifier la réalité de la demande et conserver ses preuves numériques trois ans. Le fournisseur doit donc les transmettre à temps ; un fichier livré avec de simples coordonnées ne permet pas ce contrôle. Ces règles visent les consommateurs : une prospection entre professionnels demande une analyse distincte.
Il vous faut une définition écrite du contact valide et l’issue commerciale de chaque contact. Sans cela, vous comparez un prix de contact livré à un coût publicitaire.
La rentabilité dépend de votre offre, de votre réponse aux demandes et des ventes obtenues. Écartez les projets que vous ne pouvez pas réaliser.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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