Pour rédiger un bouton qui convertit, nommez l’action et précisez ce que la personne recevra. Sur une page qui reçoit des visiteurs de Google Ads, ce bouton doit respecter la promesse de l’annonce et clarifier l’étape suivante.
L'appel à l'action, ou CTA (call to action en anglais), désigne le bouton et les quelques mots qui l'entourent : il explique au visiteur ce qui se passe s'il clique. Il fait partie des blocs d’une page de destination et peut y apparaître plusieurs fois.
Avec Google Ads, vous financez la visite qui mène à ce bouton. Pourtant, le texte du bouton se réduit souvent à un mot générique : « Envoyer », « Valider » ou « Soumettre ». Ce mot n'empêche pas forcément le clic, mais il laisse l'étape suivante floue. Le texte du bouton mérite donc le même soin que l'annonce.
Le bouton n'a pas à tout expliquer seul. Il annonce ce que le clic déclenche, tandis que le titre, la preuve et la petite phrase placée dessous apportent le reste.
Écrivez le bouton du point de vue du visiteur, pas de celui de l'entreprise. « Soumettre le formulaire » décrit la mécanique, alors qu'« Obtenir une réponse » décrit ce que la personne va recevoir. Trois questions suffisent pour passer de l'un à l'autre.
Le verbe indique ce que le clic déclenche : recevoir, obtenir, réserver, télécharger. Placé au début du bouton, il permet souvent de comprendre l'action avant de lire le reste.
Le bouton peut proposer un devis, un créneau, un document ou un accès. Si le devis demande une étude, écrivez « Demander » plutôt que « Recevoir ». Le devis est une étape, pas toujours le but final de la personne. Choisissez donc les mots qui décrivent ce qui se produit vraiment après le clic.
Une condition peut rassurer, dans le bouton ou juste à côté : « gratuit », « sans engagement » ou un délai réel. Elle ne rassure que si elle est exacte et qu'elle compte pour ce public.
Voici des textes de bouton courants, du plus flou au plus complet. Le meilleur choix dépend de ce que votre public comprend, de ce qui le rassure et de ce qu'il obtient après le clic.
Les outils d'audit ne repèrent pas ces défauts, parce qu'ils touchent au sens et non à la forme.
Le premier appel à l'action peut apparaître avant la page, dans le titre ou le texte de l'annonce. Un titre comme « Obtenez votre devis » ou « Réservez votre créneau » prépare le clic : la personne sait ce qu'on lui propose avant d'arriver.
Les composants, ces éléments ajoutés à l'annonce, prolongent ce message : les liens annexes et les accroches en font partie. Google précise que leur affichage n'est pas garanti, même après approbation. Le composant Appel offre un autre chemin : appeler plutôt que cliquer, ce qui peut aider une partie des visiteurs sur mobile.
Le bouton de la page doit ensuite tenir la promesse de l'annonce. Il n'a pas besoin de reprendre mot pour mot la recherche du visiteur. C'est le principe de continuité entre annonce et page, et le bouton en est la dernière étape.
Le bouton se lit avec ce qui l'entoure : une éventuelle mention d'urgence et une courte phrase placée juste en dessous. Ces éléments se renforcent ou se contredisent.
L'urgence n'aide que si elle repose sur une contrainte réelle et vérifiable. Sinon, elle peut faire baisser la confiance. Traitez-la comme une information sur l'offre, que vous retirez dès que la contrainte disparaît.
Une urgence fondée se vérifie, comme « Réserver mon audit, 3 créneaux disponibles cette semaine » ou « Profiter de l'offre, valable jusqu'au 31 août ». Une urgence inventée, comme « Places limitées » affiché en permanence ou un compte à rebours qui redémarre à chaque visite, entame la confiance.
Cette phrase répond à une objection au moment de décider, par exemple « Sans engagement » ou « Réponse sous 24 h ». Traitez une seule objection : celle qui revient le plus dans vos appels, courriels et demandes. Une ligne suffit, et son effet se vérifie par un test. Voici des exemples.
Ne recopiez pas ces exemples tels quels. Les outils d’analyse peuvent montrer où le parcours s’interrompt, mais les mots justes viennent souvent de vos échanges avec vos prospects.
Un seul objectif ne veut pas dire un seul bouton. Sur une page courte, un bouton bien placé peut suffire. Sur une page longue, répéter le même bouton évite au visiteur de le chercher.
Placez un bouton là où la décision devient possible : après une preuve, une offre, un tarif ou une réponse importante. Le haut et le bas de page sont des emplacements possibles, pas obligatoires. Le bon nombre dépend de la longueur de la page et du parcours observé.
En revanche, mélanger des objectifs différents dilue la page. Rendez-vous, guide à télécharger, lettre d'information et messagerie obligent la personne à choisir entre plusieurs suites. Votre budget publicitaire finance alors des objectifs concurrents, difficiles à comparer. Gardez un objectif principal, répété si besoin, et mesurez les autres à part.
Si une grande partie de vos visiteurs Google Ads arrive sur mobile, vérifiez la page sur un téléphone. Un bouton clair sur un grand écran peut devenir difficile à lire ou à toucher.
Les règles d'accessibilité du web (WCAG 2.2) fixent un minimum de 24 × 24 pixels CSS au niveau AA, avec des exceptions. Le niveau renforcé AAA demande une zone de 44 × 44 pixels CSS, un bon repère de confort. L'espace autour du bouton et la lisibilité comptent autant que sa taille.
Sur petit écran, raccourcissez le texte du bouton et déplacez la réassurance juste en dessous. Une barre fixe en bas d'écran garde l'action à portée de main, à condition de ne cacher ni le contenu ni les autres boutons.
Partez du problème observé : la personne ne comprend pas, ne voit pas le bouton, n'a pas confiance ou bute sur une étape. Le test vise ensuite ce problème, qu'il porte sur le texte, le bénéfice annoncé, la réassurance, le prix, l'emplacement ou l'apparence.
L'idée d'un bouton vert qui convertit mieux est une généralisation répétée sans preuve solide. La couleur compte quand elle change la visibilité, la place dans la page ou l'accessibilité du bouton. Tester une teinte au hasard apporte peu, alors que renforcer le contraste d'un bouton qu'on ne voit pas répond à un vrai problème.
Mesurez les demandes, les appels et les achats que Google Ads compte comme conversions, pas seulement les clics sur le bouton. Obtenir plus de clics ne sert à rien si l'étape suivante produit moins de demandes utiles. Regardez aussi où les visiteurs se trompent ou hésitent dans le formulaire.
Voici l'ordre que je suis quand je reprends une page.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
Réserver un appel