L’ad strength sert à diagnostiquer une chose : la conformité de votre RSA aux préférences du système, notée d’« Incomplete » à « Excellent » selon quatre facteurs (variété, unicité, intégration des mots-clés, épinglage minimal). Elle ne mesure pas la performance commerciale, qui se lit dans les conversions. « Good » suffit. « Excellent » n’est pas un objectif.
Le score s’affiche en temps réel pendant que vous éditez, et il fabrique un réflexe : le faire monter. Avant d’y céder, lisez ce qu’il note.
La jauge ne juge qu’une chose, vos titres, descriptions et autres assets de RSA, et la manière dont vous les laissez se combiner. Quatre facteurs entrent dans la note :
Relisez la liste : ces quatre critères décrivent une annonce qui laisse au système un maximum de liberté de combinaison. Beaucoup de briques variées, non figées, contenant vos mots-clés, c’est exactement la matière première que l’algorithme préfère.
D’où la formule à graver : l’ad strength mesure la conformité aux préférences du système, pas la performance commerciale. Elle note votre obéissance, pas vos résultats.
Une annonce « Excellent » est l’annonce la plus combinable, ce qui est souvent corrélé à de bonnes performances, et parfois pas du tout : un titre médiocre mais unique fait monter la variété, un « Excellent » peut très bien convertir moins qu’un « Average » bien conçu. La jauge et la caisse ne mesurent pas la même chose.
La posture juste n’est ni le mépris (« un score bidon de Google ») ni la dévotion (« objectif Excellent partout »). L’ad strength est partiellement utile, et il faut le dire en deux temps.
Côté utile : un « Poor » ou un « Incomplete » signale presque toujours un vrai défaut, trois titres quasi identiques, aucun mot-clé dans les annonces, une RSA bâclée. Comme premier diagnostic d’hygiène, le score attrape les vraies négligences, et c’est précieux.
Côté intéressé : au-delà de « Good », vous n’optimisez plus votre annonce, vous optimisez le confort du système, et Google a un intérêt direct à vous voir lui laisser cette liberté.
Le claim officiel le résume : passer de « Poor » à « Excellent » apporterait « +15 % de clics et conversions en moyenne ». Prenez-le pour ce qu’il est : une corrélation publiée par la partie intéressée, sur une moyenne, entre deux extrêmes.
Ni un mensonge (sortir un compte de « Poor » aide souvent réellement), ni une loi de cause à effet (passer de « Good » à « Excellent » ne vous doit aucun point). La corrélation entre deux extrêmes ne dit rien du dernier cran.
Le réflexe « Excellent à tout prix » produit deux dégâts que je retrouve en audit.
Le sacrifice du convertisseur : un titre qui performe est jugé trop proche d’un autre, baisse la variété, alors on le retire ou on le dilue, et on a dégradé une annonce qui marchait pour satisfaire une jauge.
Le renoncement à l’épinglage légitime : l’épinglage de conformité (mention légale, marque imposée) fait baisser le score par construction, et épingler un asset à une position fixe reste parfois une obligation, pas un choix. Le piloter au score pousse à abandonner cette obligation pour des points d’affichage.
Dans les deux cas, on a inversé le maître et le serviteur : la jauge sert le pilotage, elle ne le commande pas.
La limite honnête : « Good » sans variété réelle se truque (quinze titres distincts en apparence, creux au fond), le score ne lit pas le sens, juste la forme.
C’est pourquoi il ne remplace jamais la lecture des stats par asset et des conversions, qui, elles, voient ce qui marche vraiment : c’est dans le rapport des combinaisons d’assets que se lit la vraie performance, pas dans une note. L’ad strength ouvre l’enquête, elle ne la clôt pas.
Une règle, deux gestes. La règle : « Good » est un plancher d’hygiène, « Excellent » n’est pas un objectif. Au-dessus de Good, retournez à la caisse.
Geste un : tout « Poor » ou « Average » se traite par la variété réelle, la méthode des 6 angles pour bâtir vos 15 titres de RSA, pas du remplissage cosmétique.
Geste deux : aucune annonce performante ni aucun épinglage obligatoire ne se sacrifie pour le score, vérifiez sur les stats par asset, jamais sur la jauge. Visez bien élevé. Pas premier de la classe.
L'ad strength monte, les conversions baissent : on regarde vos stats par asset et on remet les priorités à plat.
Réserver un appelParlons de vos objectifs