Une suspension Merchant Center prive vos annonces Shopping et vos campagnes Google Ads liées au flux de leurs offres. Elle ne se lève pas en cliquant sur « Demander un examen » : Google croise vos données produit, votre site et votre identité, puis limite ou suspend quand les trois ne racontent pas la même histoire. Trois temps : la cohérence dès le départ, la fenêtre d’avertissement quand il y en a une, puis l’examen, seulement une fois la correction en ligne.
Quand je reprends un compte suspendu, la première chose que je regarde n’est pas le bouton « Demander un examen ». C’est le flux produit Merchant Center, la boutique et l’identité déclarée, côte à côte. Ce flux alimente Shopping, les fiches gratuites et les formats catalogue de Performance Max. Une suspension de compte arrête vos offres sur les destinations concernées. Pas la boutique.
L’e-mail parle de « présentation trompeuse », et le réflexe, c’est de cliquer tout de suite en se disant que Google s’est trompé. Sauf que l’examen ne juge pas votre bonne foi. Il juge votre boutique. Une contestation se défend, mais elle part du motif affiché, des exemples fournis et d’un contrôle du site, des données et de l’identité déclarée.
Je sépare toujours trois niveaux : le produit, le site et le compte. Un prix ou un stock faux dans le flux touche quelques offres. Des conditions commerciales qui se contredisent exposent le compte entier. Les corrections ne se font donc ni au même endroit ni dans le même ordre.
Tenez un tableau : l’élément contrôlé, sa source, l’écart, la correction et sa date. Puis faites le tour de la boutique comme un acheteur : titre, image, prix, disponibilité, livraison, retours et coordonnées doivent concorder entre Merchant Center et le site. Sans ce tableau, vous changez dix choses à la fois et vous ne savez plus laquelle a fonctionné.
Google intervient à trois niveaux. Le motif affiché vous donne la catégorie de règle, rarement la cause exacte.
Premier niveau : l’offre. Avertissement ou refus. Sous avertissement, l’offre reste diffusée ou non, ça dépend du statut et de la destination affichés. Refusée, elle ne sort plus sur les destinations concernées. Le compte, lui, reste actif tant qu’aucune infraction ne le vise directement, et la page attributs couvre plusieurs causes liées aux données produit.
Deuxième niveau : l’avertissement de compte. Google vous signale une infraction dans Merchant Center et par e-mail, avec une date limite affichée dans le compte. La diffusion continue pendant ce délai, sans garantie. Si rien n’est corrigé à la date limite, le compte risque la suspension.
Troisième niveau : la suspension de compte. Soit l’avertissement n’a pas été traité, soit Google juge l’infraction assez grave pour suspendre sans prévenir. Dans les deux cas, la diffusion de vos offres s’arrête sur les destinations concernées.
Le bloc « Attention requise » de Merchant Center est l’écran où Google liste ce qui cloche : niveau, motif, date limite éventuelle et actions possibles. Votre procédure part de là.
Statuts et périmètre : Google détaille les avertissements, refus et suspensions ainsi que leurs effets sur les destinations. Le statut du compte reste prioritaire sur tout résumé générique.
Derrière le mot-valise, une seule question : est-ce que votre boutique raconte la même histoire partout ?
Les déclencheurs classiques sont d’une banalité désarmante. Des conditions de livraison déclarées dans le compte, différentes au moment de payer. Des pages légales vides. Une identité commerciale introuvable sur le site. Des prix du flux qui décrochent de la fiche. Des promesses de retour, de délai ou de stock que la boutique ne tient pas.
Pour un système qui décide, à l’échelle, s’il vous envoie des acheteurs, aucun de ces signaux n’est un détail. La prévention n’est donc pas un audit de flux. C’est la configuration de confiance posée dès le départ, entretenue à chaque changement de la boutique.
Le compte affiche un avertissement ? Notez son motif, ce qu’il touche et sa date limite dans Merchant Center. Corrigez les données, le site ou les conditions commerciales visées, puis demandez l’examen une fois les corrections en ligne. Ne cherchez pas la durée de la fenêtre dans un article : la date affichée dans le compte fait foi.
Ce qu’on ne fait pas : contester d’abord, corriger ensuite. L’examen constate un état. Il n’arbitre pas un débat.
Chaque demande part d’un état corrigé. Redemander sans rien changer augmente le risque d’un nouvel échec et d’un délai avant la demande suivante.
Une fois le compte suspendu, préparez la demande comme un contrôle que vous ne voulez passer qu’une fois : la cause est identifiée, les corrections sont en ligne et visibles, la cohérence entre site et données est revérifiée de bout en bout. L’examen se demande après, pas avant.
Google indique qu’un examen de compte peut prendre jusqu’à sept jours ouvrés. Pendant ce délai, si le problème reste affiché avec un état d’examen, ça ne prouve pas que la correction a raté. Attendez le résultat dans Merchant Center avant de relancer une demande.
Après plusieurs examens défavorables, Merchant Center impose dans certains cas une période d’attente, et cette attente risque de s’allonger. L’interface indique alors l’état ou la date de la prochaine demande. Aucun calendrier générique ne remplace cette information.
Demande d’examen : la procédure officielle précise les examens au niveau du produit ou du compte, le délai pouvant atteindre sept jours ouvrés et l’allongement possible de la période d’attente. Google ne publie pas de paliers fixes applicables à tous les comptes.
« Demander un examen » n’est pas un bouton unique. Au niveau d’une offre, vous corrigez la donnée, puis vous utilisez l’action de son statut quand Merchant Center la propose. Certaines offres repassent aussi en examen toutes seules. Au niveau du compte, la demande porte sur l’infraction qui limite ou suspend tout le compte. La demande groupée, quand elle est proposée, couvre plusieurs offres qui ont le même problème.
Le niveau affiché décide de l’action. Un refus isolé n’est pas une suspension de compte, et corriger une seule offre ne lève pas une infraction générale. Avant une demande groupée, passez en revue toutes les offres incluses : une correction à moitié rend le résultat illisible.
Dans Merchant Center, ouvrez « Attention requise », puis le problème concerné. Pour une suspension de compte, utilisez l’action liée au motif, une fois les corrections visibles. Pour une offre refusée, partez de son statut ou du problème correspondant. Si les intitulés changent, fiez-vous au niveau indiqué plutôt qu’au chemin de menu mémorisé.
Flux géré depuis Shopify ? Il arrive que l’application Google & YouTube propose une partie de ces actions. La référence reste Merchant Center, pour le motif, l’état de l’examen et une éventuelle période d’attente.
Partez du détail de la règle et des exemples affichés. Ouvrez les URL en navigation privée, comme un client qui ne connaît pas votre boutique. Contrôlez l’identité et les coordonnées, la livraison et les retours, le prix et la disponibilité, jusqu’au paiement. Gardez des captures datées de chaque correction. Une page corrigée ne suffit pas si la contradiction subsiste ailleurs.
Attendez que les nouvelles données soient importées et les pages en ligne avant de lancer l’examen. Suivez ensuite son état dans Merchant Center, puis la reprise des offres, avec un décalage possible avant que les destinations se réactivent. Retoucher vos annonces dans Google Ads ne suffit pas : la conformité se règle dans Merchant Center.
Deux réflexes qui aggravent souvent les choses : mitrailler le bouton, et fuir vers un nouveau compte.
Enchaîner les examens défavorables vous expose à une période d’attente, puis à son allongement à chaque tentative. Pendant ce temps, l’action n’est plus disponible, et l’interface affiche l’état ou la date de la prochaine demande possible.
Les calendriers fixes annoncés ailleurs ne valent pas l’état réel de votre compte. Une seule règle : pas de nouvelle demande sans une correction supplémentaire, vérifiée.
Non. Google déconseille de supprimer un compte suspendu pour en recréer un sur la même boutique : ça ne résout rien, et le nouveau compte risque d’être suspendu à son tour. Le motif initial se corrige, il ne se contourne pas.
Contournement : la règle Google sur la présentation trompeuse déconseille de supprimer un compte suspendu pour en créer un autre pour la même activité ; la correction doit porter sur le motif initial.
Merchant Center juge ce que vous montrez, pas ce que vous êtes. Boutique récente ou marque installée, revente ou fabrication maison : les éléments à contrôler sont les mêmes. Identité et prix. Disponibilité, livraison et retours. Moyens de paiement et cohérence des pages. L’âge du site ou son modèle économique ne prouve rien.
La limite est nette : une demande d’examen ne rend pas conforme un produit, une pratique ou une promesse qui enfreint les règles. Là, il faut corriger le fond, retirer l’offre, ou changer la façon de vendre avant de redemander une décision.
On localise l’incohérence pour demander l’examen une seule fois.
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