Google Ads peut apporter des réservations directes à un camping ou un gîte, si le séjour reste rentable une fois la publicité payée. Commencez par comparer la marge de chaque canal. Il reste ensuite à cibler les recherches de réservation et à régler le budget sur vos dates de vente, pas sur le calendrier touristique.
Le camping et le gîte forment un cas à part dans la stratégie Google Ads du tourisme. Face aux plateformes de réservation, l’enjeu est de vendre en direct les séjours qui rapportent davantage, publicité comprise, plutôt que de remplir à tout prix.
Une plateforme de réservation peut apporter de la visibilité, un paiement intégré ou une messagerie. Elle peut aussi facturer une commission ou des frais, selon son contrat. Avant de juger qu’elle coûte cher, faites le calcul réservation par réservation.
Partez du montant encaissé hors taxes, après remises et remboursements. Retirez les coûts du séjour, du moteur de réservation et du paiement, puis la publicité ou la commission. Vous obtenez la marge par séjour après ces coûts, avant les charges fixes restantes. Le taux d’occupation ne montre pas cette marge. Supposons qu’un séjour vous rapporte 300 € avant le coût du canal, en direct comme par la plateforme. Si la plateforme en prend 60 €, une vente directe doit coûter moins de 60 € de publicité pour faire mieux.
Une vente directe n’est pas automatiquement plus rentable. La publicité, la remise et les frais techniques peuvent coûter autant que la commission évitée. Une partie des réservations directes peut aussi arriver sans campagne. La bonne comparaison met donc la marge d’une vente directe face à ce que vous auriez obtenu sans la publicité.
Refaites le calcul pour le second séjour : un bon premier séjour le rend plus probable, sans le garantir. Suivez les clients arrivés sur la même période : part de clients qui reviennent, délai et marge, canal par canal.
J'accompagne les campings et gîtes dans la mise en place, le suivi et l'optimisation de leurs campagnes Google Ads.
Échanger sur vos campagnes
Partez des offres que vous pouvez vraiment vendre et des requêtes déjà observées. Ne ciblez aucun terme qui ne décrit pas votre établissement.
Pour les zones, regardez d’où viennent vos clients rentables, quelles langues ils parlent et leur temps de trajet. Le réglage « Présence ou intérêt » touche les personnes situées dans la zone ou qui s’y intéressent. Le réglage « Présence », lui, se limite aux personnes qui s’y trouvent ou s’y rendent régulièrement. Testez les deux séparément si le volume le permet. Contrôlez ensuite les zones réellement touchées, car la localisation n’est pas exacte à 100 %.
« Camping Dordogne », « gîte Bretagne 10 personnes » et « camping avec piscine couverte » n’expriment pas la même priorité. Une recherche peut pourtant mêler destination, capacité et équipement. L’annonce reprend le critère décisif, sans répéter chaque mot.
Séparez des recherches en deux groupes d’annonces seulement si elles demandent une annonce, une page ou un prix de clic différents. Un gîte de groupe et un emplacement nu ne sont pas la même offre. En revanche, trois petits groupes sans volume qui mènent à la même page ne servent à rien.
Si vous diffusez des annonces sur le nom de votre établissement, isolez-les dans une campagne à part. Vous distinguez ainsi les recherches sur votre nom des autres recherches. Cela ne suffit pas à séparer nouveaux et anciens clients. Ensuite, lisez le rapport sur les termes de recherche : vous y verrez une partie des recherches qui ont déclenché vos annonces, dont celles hors sujet.
Au lancement, excluez seulement ce qui ne correspond à aucune offre, puis tranchez cas par cas dans les termes de recherche. « Avis », « aire naturelle », « classement » ou « premier prix » peuvent être hors sujet pour un établissement et utiles pour un autre.
| Type de recherche | Décision avant d’exclure |
|---|---|
| Emploi | Excluez emploi, recrutement ou stage si aucune campagne ne vise les candidats. |
| Matériel | Tente, sac de couchage ou achat de mobil-home n’ont pas leur place si vous vendez seulement des séjours. |
| Information touristique | Guide, avis ou activités s’excluent si les résultats montrent que ces recherches n’apportent pas de réservations rentables. |
| Gratuit et petit prix | À exclure seulement si vos tarifs et vos offres n’y répondent pas. |
| Camping-car et stationnement | Aire, emplacement et hébergement ne désignent pas la même offre : gardez ce que le camping vend vraiment. |
| Autre destination | La zone et le terme complet se vérifient avant toute exclusion. |
Google précise qu’une exclusion ajoutée au niveau du compte couvre tout l’inventaire Recherche et Shopping du compte, campagnes Performance Max comprises. Réservez donc ce niveau aux exclusions valables pour toute l’offre, comme l’emploi. Ajoutez les autres à la campagne, au groupe d’annonces ou à une liste partagée.
La saison des arrivées et la saison des achats ne coïncident pas forcément. Chaque destination a son propre calendrier : la Corse, un gîte de ski et une chambre d’hôtes en ville n’ont ni le même délai de réservation ni les mêmes disponibilités.
Le budget de la campagne sur votre nom, permanent ou non, se décide lui aussi au vu des chiffres. Un intermédiaire peut acheter le nom de votre établissement : les règles Google sur les marques ne restreignent pas son usage comme mot clé. Elles peuvent en revanche limiter son emploi dans le texte d’une annonce.
Mesurez le prix du clic sur votre nom, les annonceurs présents et les réservations réellement gagnées. Comparez des périodes avec et sans campagne, en tenant compte de la saison, des disponibilités, des résultats naturels et de Google Maps. Ce test reste sensible aux autres changements entre les périodes.
Votre page d’accueil peut servir de page d’arrivée si elle répond tout de suite à la recherche et mène sans détour à la réservation. Si elle mélange plusieurs hébergements ou destinations, une page dédiée est plus claire.
Sur cette page, le voyageur doit trouver sans chercher, dans l’ordre que vos tests confirment :
Pour un hébergement, Google Ads doit compter les réservations, les demandes et les appels. Par défaut, envoyez-lui la réservation confirmée avec sa valeur, si votre moteur de réservation le permet. Sinon, rapprochez demandes, appels et ventes dans votre logiciel de suivi des clients. Respectez la fenêtre de conversion choisie et les délais d’import : 90 jours après le clic pour l’import standard, ou 63 jours pour le suivi avancé des conversions pour les prospects.
Le suivi des appels Google Ads est une option parmi d’autres, comme un outil tiers ou un import des ventes. Un clic sur le numéro ne vaut pas un appel abouti.
Testez enfin le parcours complet sur mobile, du choix des dates jusqu’à la confirmation. Gardez seulement les champs utiles au séjour ou au tri des demandes. Huit champs peuvent se justifier pour un groupe et être de trop pour une simple demande. La bonne longueur se mesure à la part de formulaires envoyés et à la qualité des dossiers.
Les annonces Hôtel affichent sur Google vos tarifs et vos disponibilités, à partir des données que vous transmettez. Classez d’abord l’établissement selon les catégories de Google : hôtel, location de vacances ou hébergement de plein air. Le mot « gîte » ou « camping » dans votre nom ne suffit pas : c’est le type de logement et ses services qui comptent.
Selon la classification des hébergements de Google, un simple espace pour tente ou un abri sommaire n’est pas éligible. Un bungalow de camping peut en revanche relever d’une catégorie hôtelière, selon ses équipements et ses services d’accueil. La catégorie exacte se vérifie dans Hotel Center, l’espace où l’établissement transmet ses données à Google.
Les locations de vacances suivent un parcours distinct des annonces Hôtel. Google accepte notamment une entreprise de gestion enregistrée qui a son propre site de réservation directe. Il accepte aussi un bien déjà proposé sur un site de réservation relié à Google. Les locations entre particuliers ne peuvent pas, pour l’instant, être reliées à Google, selon le guide Google des locations de vacances. Un hôtel éligible transmet ses tarifs et disponibilités directement ou par un prestataire de connexion. Seule la liste de prestataires tenue par Google fait foi.
Hotel Center distingue les liens de réservation gratuits et les annonces payantes. Les stratégies d’enchères des annonces Hôtel se paient toutes au clic. L’enchère manuelle se calcule par nuit, en euros ou en pourcentage du prix, puis s’additionne sur le séjour. Les stratégies automatiques l’ajustent selon la valeur des réservations. Google a supprimé les stratégies à la commission le 20 février 2025. Avant de choisir, il faut donc connaître votre éligibilité et le coût du prestataire, puis comparer la marge après coûts de chaque canal.
Si votre établissement entre dans la catégorie hôtel, la stratégie Google Ads de l’hôtellerie va plus loin. La même question de marge face aux intermédiaires se pose pour l’acquisition d’une agence de voyage.
Performance Max se décide selon ce que vous lui confiez : les conversions qu’il doit viser et les visuels qu’il peut montrer.
Google Ads règle ses enchères sur les conversions « principales » de l’objectif choisi par la campagne. Les conversions « secondaires » sont normalement seulement comptées, sauf si vous les incluez dans un objectif personnalisé, selon l’aide Google sur les objectifs de conversion. Une page vue ne guide donc Performance Max que si vous l’avez configurée ainsi.
Performance Max peut diffuser sur la recherche, YouTube, Maps, Gmail, Discover et le Réseau Display, ainsi que chez les partenaires du Réseau de Recherche. Le rapport par canal montre les résultats attribués à chacun, avec une ligne distincte pour les partenaires du Réseau de Recherche. Pour chaque canal, regardez le coût, les conversions, leur valeur et leur délai, au-delà des seuls affichages.
Votre nom, puis les autres recherches, puis Performance Max : cet ordre est prudent, mais pas obligatoire. Une destination très visuelle peut aussi justifier d’autres formats.
La méthode convient aux campings, gîtes, chambres d’hôtes, meublés et petits domaines. Il faut qu’une demande existe, qu’une réservation se mesure et que la marge paie la publicité. Si vous vendez aussi des activités, séparez le billet du séjour : la vente de loisirs et activités suit sa propre logique dans Google Ads.
Google Ads atteint sa limite quand la demande est trop faible ou que rien ne se mesure. C’est aussi le cas si les disponibilités ne sont pas à jour ou si la marge ne couvre pas la publicité. Améliorez alors d’abord votre moteur de réservation, votre fiche sur Google Maps, votre offre ou votre distribution. Tant que vous ne connaissez ni la marge par séjour ni le coût d’une réservation directe, n’augmentez pas le budget.
Les plateformes peuvent rester utiles pour la découverte, certaines zones ou certains voyageurs. Renégociez un contrat ou réduisez un canal seulement quand vos chiffres le permettent.
Les coordonnées nécessaires au séjour ne vous autorisent pas, à elles seules, à envoyer de la publicité. Pour un particulier, la prospection par courriel ou SMS exige en principe un consentement préalable. L’exception « client » couvre seulement des services analogues, avec une information claire et une opposition simple, à la collecte puis à chaque envoi. C’est la règle rappelée par la CNIL. Les coordonnées venues d’une plateforme restent soumises à son contrat, qui fixe ce que vous pouvez en faire.
Si une conciergerie, un moteur de réservation ou un gestionnaire de canaux intervient, relisez aussi le contrat. Il doit préciser qui décide de l’usage des données et qui y accède. Il doit aussi préciser qui répond aux demandes des clients sur leurs données, qui les conserve et ce qui se passe à la fin de la mission.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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