AccueilSecteursGoogle Ads recrutement : le seul métier qui achète ce que tous les autres excluent

Google Ads recrutement : le seul métier qui achète ce que tous les autres excluent

En bref

Cabinet de recrutement, agence d’intérim, ESN qui source : le seul métier du B2B où les requêtes emploi sont la moitié du marché, pas du bruit à filtrer. Deux audiences, deux économies sans commune mesure. La première décision : poser une frontière.

Sur chaque page sectorielle de ce site, le même conseil revient : négativez l’emploi. Le candidat qui tape « offre emploi » pollue les budgets de tous les métiers. Sauf un.

Pour le cabinet de recrutement, l’agence d’intérim, le chasseur de têtes, ces requêtes-là sont la moitié du marché. L’autre moitié : les entreprises qui confient des postes.

Le client vaut des milliers d’euros et se gagne en semaines. Le candidat vaut quelques euros et se convertit en minutes.

Le compte qui les mélange pilote une moyenne entre un mandat et un CV, autant dire rien.

L’erreur que je vois le plus
Une seule campagne, un seul compte, deux types de conversions empilées. Le CPL affiché devient une fiction : il moyenne un mandat à 4 000 euros et un CV à 8 euros. Le budget se déverse là où le volume est facile, c’est-à-dire côté candidat. La face client, plus chère mais bien plus rentable, meurt faute de budget.

Face client : un lead B2B classique, mieux travaillé qu’ailleurs

Côté entreprises, le recruteur est un prestataire B2B classique, et tout le socle de la famille s’applique : requêtes de prestation (« cabinet de recrutement [métier] », « agence intérim BTP [ville] », « chasseur de têtes finance »), tri du déchet (ici l’inverse du reste du monde : on négative les candidats sur les campagnes client, « CV », « postuler », « salaire » sortent de ce versant).

conversion-mandat (le rendez-vous, le brief de poste, le contrat cadre), lecture à la valeur d’un placement.

Un client intérim qui commande à l’année vaut une LTV que le CPL ne raconte pas.

Le différenciateur du versant : la spécialisation. « Cabinet recrutement » générique appartient aux gros acteurs et à leurs budgets industriels. « Recrutement [votre métier de prédilection] » vous appartient, en CPC comme en crédibilité.

Face candidat : du volume, vite, au coût serré

Côté candidats, tout s’inverse. Requêtes massives (« emploi [métier] [ville] », « intérim [secteur] », « CDI [fonction] »), coûts unitaires bas (la candidature vaut quelques euros, pas quelques dizaines), conversion courte (formulaire ou dépôt de CV, mobile d’abord : le candidat cherche depuis son téléphone, souvent depuis son poste actuel), concurrence spécifique (les jobboards et leurs budgets industriels).

Le canal n’y gagne pas la guerre du générique. Il gagne la précision : le poste réel, dans la ville réelle, avec le salaire affiché quand il est affichable.

L’annonce qui affiche le salaire écrase celle qui le tait, à la fois en CTR et en qualité de candidature. Et la règle d’or du versant : on ne diffuse que les postes réellement ouverts.

La campagne candidats est le miroir du carnet de postes, pas un aspirateur à CV permanent.

Le piège : les requêtes que les deux populations tapent

Entre les deux faces vit l’ambiguïté structurelle du métier. « Agence intérim [ville] », « cabinet de recrutement [ville] » : tapées par le DRH qui cherche un prestataire ET par le candidat qui cherche un job. Impossible de trancher à l’enchère. Vous tranchez à la page.

La double porte : un premier écran qui sépare en deux boutons ce que la requête a mélangé (« Vous recrutez » / « Vous cherchez un poste »), chaque porte menant à son tunnel, sa conversion, sa mesure.

La requête est double, la page répare ce que le ciblage ne peut pas faire.

Le conseil de terrain
La double porte fonctionne si chaque chemin va jusqu’au bout : deux formulaires distincts, deux confirmations différentes, deux lignes de conversion dans le compte. Un seul objectif « contact » qui reçoit les deux : inutile, vous revenez au problème de départ.

L’arbitrage : le sourcing est une supply chain, pas un centre de coût

La question qui divise tous les cabinets : combien pour chaque face ? Le réflexe finance le client, c’est lui qui paie, et affame le sourcing.

Erreur de système : la capacité à livrer des candidats EST l’argument de vente côté client. Un cabinet au vivier sec vend des promesses.

Le pilotage sain asservit le budget candidats au carnet : les postes ouverts du moment, les métiers en tension où le vivier s’épuise. Le sourcing s’achète là où la livraison coince, comme une supply chain ajuste ses approvisionnements.

La boucle se mesure : le coût par candidature utile (le candidat qualifié pour un poste réel), rapproché du revenu des placements qu’il permet. C’est la seule lecture qui justifie ou non chaque euro du versant.

Pour qui, et la limite

Cabinets, agences d’intérim, ESN et structures qui sourcent en propre.

La limite, sans détour : côté candidats, le canal complète les jobboards et la cooptation, il ne les remplace pas. Son rôle : le poste en tension et la marque locale.

Côté clients, le mandat se gagne à la livraison. Le meilleur compte du monde ne sauve pas un cabinet qui ne pourvoit pas.

La double porte exige une discipline de mesure stricte : deux conversions qui ne se mélangent jamais dans les rapports, sous peine de moyennes qui ne pilotent rien.

Conclusion

Vous vouliez plus de leads. La vraie question : lesquels, et votre compte sait-il que ce sont deux métiers ?

Si vos campagnes mélangent le DRH et le candidat, posez la frontière et la double porte, dans le cadre du dispositif formation et emploi, au service de votre génération de leads. Le recruteur est le seul métier où le parasite des autres est sa deuxième cible.

À retenir
  • Deux audiences (client B2B + candidat), deux comptes ou deux campagnes étanches : ne jamais les mélanger.
  • Côté client : négativez les requêtes emploi ; différenciez par spécialité métier/secteur.
  • Côté candidat : salaire affiché quand possible, postes ouverts uniquement, mobile d’abord.
  • Requêtes ambiguës : double porte sur la landing page, deux tunnels, deux conversions séparées.
  • Budget sourcing asservi au carnet de postes ouverts : supply chain, pas centre de coût.

Questions fréquentes

Google Ads fonctionne-t-il pour recruter des candidats ?
Oui, en complément de vos jobboards : il excelle sur les postes en tension et les zones géographiques précises, avec le salaire affiché pour améliorer votre CTR et filtrer les candidatures.
Faut-il un compte séparé pour les campagnes clients et les campagnes candidats ?
Pas nécessairement un compte distinct, mais des campagnes totalement étanches avec des conversions séparées. Si vous mélangez les deux, vous faussez tous vos indicateurs de pilotage.
Qu’est-ce qu’une page à double porte en recrutement ?
C’est une landing page sur une requête ambiguë (« agence intérim [ville] ») qui propose dès le premier écran deux chemins distincts : un pour l’entreprise qui recrute, un pour le candidat qui cherche, chacun menant à son propre formulaire.
Comment mesurer la rentabilité du sourcing candidat en Google Ads ?
Calculez votre coût par candidature utile (candidat qualifié sur un poste ouvert), puis rapprochez-le du revenu des placements que ce vivier vous permet. C’est la seule lecture qui justifie chaque euro investi côté candidat.
VD
Vincent Duquesne
Consultant Google Ads / SEA freelance depuis 2011 · +100 comptes · +20 M€ gérés
Google Partner Premier 2026
Publié le 15 juin 2026 · Mis à jour le 15 juin 2026

Deux audiences dans un compte, ça coûte cher.

DRH et candidats dans les mêmes campagnes ? On pose la frontière et on repart de zéro.

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