« Quel pourcentage Google vs social ? » Il n’existe pas de ratio universel. La bonne répartition dépend de votre maturité de demande : si la demande existe, financez la capture sur Google ; si elle est émergente, créez-la d’abord sur le social. La méthode : financer la capture jusqu’à saturation, basculer le surplus vers la création, réserver une poche de test, réallouer selon vos résultats.
Vous le demandez souvent : « quel bon pourcentage ? 60/40, 70/30, moitié-moitié ? » La réponse honnête : aucun ratio universel n’est juste.
Copier un « 60/40 » vu dans un article, c’est appliquer la réponse d’un autre problème. Celui d’une autre entreprise, avec une autre maturité de demande, d’autres marges, d’autres résultats.
Vous posez la réponse d’un inconnu sur votre contexte. La répartition n’est pas un chiffre figé : c’est une méthode dynamique, fondée sur deux principes simples.
Le premier principe découle directement de la grille des canaux : capter avant de créer.
Si beaucoup de gens cherchent déjà votre offre (catégorie établie, besoin connu), l’essentiel du budget va à la capture : Google Ads.
On ne laisse pas filer une demande qui existe pour financer de la création de demande. Ce serait laisser des clients prêts à acheter tomber chez un concurrent pendant qu’on fait de la notoriété.
Si la demande est faible ou émergente (produit nouveau, catégorie que personne ne cherche encore), Google ne peut rien capter. Il n’y a pas d’intention à récolter.
Il faut alors créer la demande (social, influence) avant de pouvoir la capter. Le ratio penche vers le social, le temps que la demande naisse.
Voici comment allouer en trois temps.
(1) Financer d’abord la capture de la demande existante jusqu’à son point de saturation : le moment où chaque euro supplémentaire sur Google rapporte sensiblement moins (vous avez déjà pris toute l’intention disponible).
(2) Basculer le surplus vers la création (social), pour générer de la demande nouvelle qui reviendra ensuite alimenter la capture. La demande créée se reformule en recherche.
(3) Réserver une poche de test pour les canaux non prouvés.
Un repère mental circule pour cadrer cette poche : le 70/20/10. Environ 70 % sur le canal prouvé (ce qui marche, qu’on ne casse pas), 20 % sur le scaling (étendre ce qui commence à marcher), 10 % sur l’expérimental (tester du neuf sans risquer le cœur).
C’est un point de départ ajustable, pas une loi. Il donne une discipline (toujours protéger le prouvé, toujours garder de quoi tester) sans prétendre être le bon chiffre pour vous.
La méthode suppose de mesurer correctement. Sans attribution honnête, on réalloue à l’aveugle. Le dernier clic sous-estime systématiquement les canaux de création, comme l’explique l’orchestration multicanale.
Le « point de saturation » de la capture se détecte sur vos courbes de rendement : il ne se devine pas. Et le 70/20/10 est un repère : votre vrai ratio sort de vos résultats, réévalués régulièrement.
Votre budget tourne en rond entre Google et le social ? On pose la méthode sur votre contexte.
Réserver un appelParlons de vos objectifs