Dans Google Ads, une conversion après affichage suit une impression admissible, sans clic ni vue engagée avant la conversion, dans la fenêtre applicable. Elle apparaît généralement dans une colonne distincte de « Conversions », avec des exceptions selon la campagne. Cet enchaînement ne prouve ni l’attention portée à l’annonce ni une vente causée par la publicité.
Google Ads ne compte pas toutes les conversions de la même façon. Sur une campagne vidéo sur YouTube, une vente ou une demande de contact peut suivre un clic, une vue engagée ou un simple affichage de l'annonce. Ce dernier cas correspond aux conversions après affichage, ou view-through conversions en anglais. Avant de juger un total, regardez ce que Google a compté et comparez-le à vos ventes.
Une conversion après affichage suit une impression d'annonce vidéo ou Display, sans clic ni vue engagée, dans le délai réglé pour l'action.
Le crédit dépend du modèle d'attribution. Le modèle basé sur les données peut le partager entre clics et engagements vidéo. Une simple impression relève du comptage après affichage lorsque les conditions sont réunies.
Aucun de ces cas ne prouve que l'annonce a causé la vente : une impression montre seulement que l'annonce s'est affichée, sans preuve d'attention. Les actions principales des objectifs choisis guident les enchères. Une action secondaire y participe aussi si elle figure dans un objectif personnalisé utilisé.
Le terme anglais view-through est trompeur : il ne suppose pas qu'une vidéo a été regardée. Un affichage admissible peut suffire, sans visionnage engagé. Sur Display, la visibilité de l'impression compte. La vue engagée exige, elle, un engagement défini selon le format.
Dans certaines campagnes, des conversions après affichage peuvent entrer dans « Conversions » et guider les enchères automatiques.
Dans Demand Gen, cette option est une version d'essai ouverte à tous. Selon l'aide Google, elle est activée par défaut sur les nouvelles campagnes : vérifiez son état dans les vôtres. Elle fonctionne sur YouTube, le réseau Display et le flux Discover, pour les vidéos seulement. Un affichage y compte dès qu'un pixel de l'annonce apparaît à l'écran, quelle que soit la durée. Les conversions retenues entrent dans « Conversions », et la colonne « Conversions après affichage » continue de toutes les montrer. L'option retient notamment les conversions du site suivies par Google Ads, pas les ventes importées hors ligne ni les visites en magasin.
Le coût par conversion affiché ne recouvre donc pas les mêmes conversions d'un compte à l'autre. Notez ce qu'il inclut, puis comparez-le au coût d'une vente dans votre CRM, le logiciel où vous suivez vos clients.
La fenêtre de conversion est le nombre de jours pendant lesquels un clic, une vue ou un affichage peut encore recevoir le crédit d'une conversion. Elle se règle pour chaque action, dans Objectifs, puis dans les paramètres de l'action. Les réglages usuels des conversions Web sont trente jours après un clic, trois jours après une vue engagée et un jour après un affichage. Le délai après vue engagée varie toutefois selon la campagne et l'action : vérifiez celui de votre compte.
Allonger la fenêtre après affichage augmente généralement les conversions comptées ensuite, sans changer vos ventes ni recompter les conversions passées. Le plus sûr est de choisir une durée proche du temps de réflexion de vos clients et de la noter dans vos rapports. Pour une conversion après affichage principale dans Demand Gen, Google recommande un jour.
Une campagne de remarketing vise des personnes déjà passées sur votre site, qui avaient déjà plus de chances d'acheter. Rien n'indique lesquelles auraient acheté sans revoir l'annonce. Google peut donc afficher un bon retour alors que la campagne rapporte peu en plus. Le même raisonnement vaut pour le remarketing vidéo sur YouTube.
Plus une personne voit l'annonce, plus il est probable qu'un affichage précède sa conversion. Ces conversions peuvent donc augmenter sans que chaque affichage de plus ait influencé la décision. Suivez-les avec les personnes touchées, la fréquence, les ventes du CRM et le coût de chaque conversion supplémentaire. Deux courbes qui montent ensemble ne prouvent pas que l'une entraîne l'autre.
L'erreur inverse consiste à ignorer tout effet sans clic. Une vidéo peut faire retenir une marque ou déclencher une recherche plus tard. Des études Google mesurent ces effets, mais pas dans tous les comptes, et elles peuvent nécessiter un représentant Google.
Répartir le crédit d'une vente entre clics et affichages n'indique pas combien de conversions la campagne a apportées en plus. Pour le savoir, il faut comparer les personnes exposées à des personnes ou des zones qui ne voient pas la campagne.
Conversion Lift fait cette comparaison, par personnes ou par zones, quand le compte y a droit. Sans lui, un test par zones reste possible s'il tient compte des écarts de départ, de la saison, des autres publicités et des annonces vues depuis une autre zone. Comparer avant et après un arrêt donne seulement une tendance, car tout ce qui change en même temps s'y mélange.
Avant le test, fixez par écrit :
L'option Demand Gen change seulement ce que Google compte et optimise : seul un test mesure les conversions que la campagne apporte en plus. Pour choisir la conversion finale, partez des objectifs de la campagne vidéo : des demandes de contact ne se mesurent pas comme de la notoriété.
Vérifiez les réglages du compte et l'aide Google. Rapprochez ensuite ces conversions de vos clients, de vos ventes et du coût complet. Pour passer du rapport publicitaire à vos résultats, voyez comment mesurer la performance d'une campagne vidéo.
Pour décider, je m'appuie sur les conversions après clic et après vue engagée, et je garde les conversions après affichage à titre indicatif. Si l'option Demand Gen est active, je compare ses résultats aux ventes, et je lance un test quand le budget le justifie.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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