Séparez marque et hors marque quand leurs budgets, messages ou objectifs demandent des réglages distincts. Préparez le périmètre, les exclusions et le suivi avant la bascule. Vérifiez ensuite quelles campagnes captent réellement les recherches : créer deux campagnes ne garantit pas une séparation complète.
Dans votre analyse de la marque et de la concurrence sur Google Ads, ce protocole intervient après la décision d’isoler votre nom. Son objectif est de réaliser la séparation et de détecter ses défauts sans perdre l’historique nécessaire au bilan. Décider s’il faut payer cette présence demande une évaluation commerciale distincte.
Conservez une liste datée des noms inclus et des cas exclus. Pour départager un nom de produit, un homonyme ou une recherche mixte, utilisez le guide des recherches de marque et génériques. Le classement ne doit pas changer selon les performances du mois.
Séparez cette classification du statut du client : une recherche générique peut venir d’un client existant. Le CRM ou les données clients servent à ce second classement.
Archivez les réglages et un export sur une période assez ancienne pour que les conversions soient arrivées. Cet état de départ sert à retrouver une perte de diffusion ou un changement de mesure.
Ce tri concerne d’abord les campagnes du Réseau de Recherche. Les stratégies fondées sur les conversions ajustent les enchères selon les objectifs mesurés de la campagne.
Une campagne qui mélange les deux groupes ne dérègle pas forcément ces enchères. Mais avec un seul budget et un seul objectif, Google peut favoriser les clics qu’il prévoit les plus rentables, alors que votre priorité commerciale est peut-être ailleurs.
Exemple fictif de préparation : une campagne « Search services » reçoit les recherches sur l’entreprise et sur ses prestations. Avant la bascule, l’équipe décrit où chaque groupe devra être dirigé.
| Groupe de recherches | Destination prévue | Contrôle après bascule |
|---|---|---|
| Nom de l’entreprise et variantes retenues | Campagne de marque, annonce et page cohérentes | Requêtes visibles et éligibilité de la nouvelle campagne |
| Besoin sans le nom | Campagne hors marque existante | Absence de blocage involontaire par une exclusion trop large |
| Nom présent dans PMax | Conserver ou exclure selon le choix écrit | Portée de la liste de marques et option Shopping |
Notez les réglages conservés à l’identique. Si vous changez en même temps la page, les objectifs et le budget total, le bilan ne décrira plus la seule séparation.
Créez une campagne réservée à votre nom dès que son budget, son message ou ses objectifs demandent un réglage propre. Avec quelques recherches et aucun choix de budget à faire, un découpage des rapports suffit. L’ancienneté ne tranche pas : une entreprise établie peut être peu recherchée, et une nouvelle avoir déjà des concurrents sur son nom. La séparation ne répare pas non plus une mesure fausse ou une offre faible.
Évitez une bascule juste avant une période que personne ne pourra surveiller. Gardez les anciens réglages et notez les mots clés ou exclusions modifiés pour pouvoir restaurer la situation en cas d’erreur technique.
Une nouvelle stratégie ou une modification importante peut déclencher l’état « Apprentissage ». Sa durée dépend notamment du volume et du délai de conversion. Cet état ne justifie pas d’attendre pour corriger une exclusion erronée.
Après publication, vérifiez immédiatement les défauts de diffusion et de suivi. Attendez en revanche les conversions tardives avant de juger la rentabilité de la nouvelle organisation.
La séparation repose sur deux outils : une liste de marques pour la campagne sur votre nom, et des mots clés à exclure. Ces derniers bloquent les recherches qui correspondent à l’exclusion choisie.
Performance Max peut s’afficher sur des recherches sur votre nom quand elle y est autorisée, puis compter les ventes qui suivent. Ces résultats ne sont pas faux, mais il faut les repérer et juger ce qu’ils rapportent vraiment.
Quand la requête est identique à un mot clé exact éligible d’une campagne du Réseau de Recherche, cette campagne passe avant Performance Max. Cette priorité connaît notamment les exceptions suivantes.
Sinon, Google examine aussi les autres mots clés ou thèmes de recherche identiques à la requête, puis leur pertinence. Le classement de l’annonce départage les candidats de même priorité.
Si une campagne du Réseau de Recherche couvre déjà votre nom et que vous voulez isoler ce trafic, rattachez à Performance Max une liste de marques à exclure. D’après Google, cette exclusion s’applique aux recherches Google, à Shopping et aux recherches sur YouTube. Une case permet de garder vos annonces Shopping sur les recherches qui citent les marques exclues.
Des mots clés à exclure s’ajoutent aussi à la campagne, mais ils ne touchent que la recherche et Shopping. Vérifiez ensuite quelle campagne diffuse sur les recherches de marque, plutôt que de supposer la séparation parfaite.
Pour votre nom, suivez le coût, les conversions et leur valeur, ainsi que la part d’impressions. Quand l’activité suffit, le rapport sur les enchères montre qui apparaît sur les mêmes recherches et qui passe devant vous. Aucun de ces chiffres n’impose une présence maximale.
Pour le hors marque, le CPA (coût par conversion) et le ROAS se comparent à la marge que dégage une vente. Si vos conversions sont des demandes de contact, votre taux de signature entre d’abord dans le calcul. La part de nouveaux clients vient de votre CRM (logiciel de suivi clients) ; l’objectif d’acquisition de nouveaux clients de Google Ads peut aussi la fournir.
Sans cette donnée, vous mesurez des conversions venues de recherches hors marque, pas le coût d’un nouveau client. Le CPA hors marque peut d’ailleurs dépasser celui du compte entier. Votre rapport gagne donc à présenter séparément plusieurs vues.
Une vente précédée de clics dans les deux campagnes peut recevoir un crédit réparti. Gardez le même modèle et les mêmes actions pour la comparaison. Si vous changez aussi de modèle, signalez-le séparément et utilisez le guide de comparaison et recalage de l’attribution.
Ne réaffectez pas les ventes à la main pour améliorer l’un des deux ROAS. Un tableau interne doit conserver une règle stable et éviter tout double comptage.
Commencez par vérifier que chaque campagne peut diffuser et utilise les objectifs attendus. Une baisse après la séparation peut venir d’une exclusion, d’un ciblage ou d’une annonce non éligible.
Relisez ensuite les termes disponibles. Ils ne couvrent pas toutes les recherches, mais permettent de contrôler plusieurs cas connus. Conservez un état « à vérifier » pour les cas que le rapport ne montre pas.
Votre revue doit répondre aux quatre questions suivantes :
Si un contrôle échoue, corrigez ce point puis notez la nouvelle date. Une séparation techniquement correcte rend le pilotage plus lisible ; elle ne prouve pas que les annonces de marque créent des ventes supplémentaires.
Lisez ensemble le total du compte, la marque et le hors marque. Pour chaque vue, conservez dépense, conversions, valeur, délai de remontée et résultat commercial quand il est disponible. Un simple transfert entre campagnes peut faire monter un ratio et baisser l’autre sans améliorer le total.
Comparez la dépense réelle au budget préparé et vérifiez les contraintes qui limitent la diffusion. Évitez de fixer un ratio universel entre marque et hors marque. Si la question devient « combien vaut notre présence sur notre nom ? », revenez au guide de défense de marque : c’est une autre décision que la qualité de la séparation.
Consignez enfin ce que vous gardez, ce que vous corrigez et la date du prochain bilan. Les changements de saison, d’offre ou de concurrence restent des explications possibles d’un avant/après, même si la configuration est correcte.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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