L’asset prix affiche un mini-catalogue navigable sous l’annonce, avec libellés, tarifs et liens ; l’asset promotion met en avant une offre datée (réduction, code, occasion). Leur rôle commun : pré-qualifier le trafic. Un prix affiché filtre le clic de celui pour qui c’est trop cher, avant qu’il ne vous coûte. Afficher ses prix est souvent une économie, pas une faiblesse.
L’asset prix affiche un mini-catalogue navigable : plusieurs items, chacun avec son libellé, son tarif et son lien. L’utilisateur fait défiler, repère ce qui le concerne, clique sur la bonne ligne. C’est un outil permanent, qui structure votre offre dans l’annonce, l’une des briques de la panoplie des assets d’annonces Google Ads.
L’asset promotion est tout autre : une offre datée et spécifique, une réduction, une occasion saisonnière, un code, qui crée une urgence d’occasion ponctuelle. Le premier dit « voici ce que nous faisons et combien » en continu ; le second dit « profitez de ceci maintenant » sur une fenêtre.
On les utilise pour des raisons différentes, et les confondre, une promo permanente, un catalogue présenté comme une offre, gâche les deux. Le même travers que l’urgence factice du compte à rebours, où seule une échéance vraie tient debout.
Mais leur point commun est ce qui fait l’intérêt de cette page : tous deux mettent un chiffre dans l’annonce. Et un chiffre, ça trie.
Reprenez la logique de la pré-qualification par le texte de l’annonce : chaque mot qui fait fuir un mauvais clic vaut le clic épargné. L’asset prix est la version la plus tranchante de ce principe, parce que rien ne filtre aussi net qu’un chiffre.
Là où le formulaire qualifie le prospect après le clic, le prix le trie avant. Le prospect au budget de 500 € qui voit « à partir de 5 000 € » ne clique pas, et ce non-clic est une économie pure : vous n’avez pas payé pour l’attirer, le décevoir sur votre page, et le voir repartir.
Le prix affiché fait fuir celui qui ne paiera jamais. C’est le clic le moins cher de votre compte : celui qui n’a pas lieu.
Cela renverse la peur la plus commune. « Si j’affiche mes prix, le concurrent s’aligne, je perds en flexibilité, je me désavantage. » Regardez l’arithmétique plutôt que l’intuition : sans prix affiché, vous attirez tout le monde, vous payez chaque clic, et vous perdez sur votre page tous ceux que le tarif rebute.
Avec prix affiché, ces clics ne se produisent pas, votre budget se concentre sur les prospects que le tarif n’effraie pas, et votre taux de conversion monte mécaniquement. Le « désavantage » concurrentiel est presque toujours plus cher en clics gaspillés qu’en alignement de prix.
Afficher ses prix n’est pas se mettre à nu : c’est se débarrasser des clics qu’on ne veut pas payer.
La nuance honnête : ce raisonnement vaut quand le prix est un filtre pertinent, métiers où le tarif sélectionne, offres dont le positionnement assume sa fourchette. Si votre prix n’est pas différenciant, ou si votre stratégie est d’attirer large pour vendre par la valeur sur la page, le filtre tarifaire dans l’annonce peut couper trop tôt. L’outil sert une stratégie, il ne la remplace pas.
Un piège de lecture pour finir : ces assets, en filtrant, peuvent baisser votre CTR, moins de gens cliquent, c’est le but. Juger leur effet au CTR conclurait à un échec ; c’est le mauvais indicateur. Le bon : le taux de conversion du trafic et le coût par conversion.
Si le prix affiché a fait fuir les mauvais clics, le trafic restant convertit mieux et coûte moins par client. Moins de clics, meilleurs clients : c’est une réussite qui ressemble à un recul si l’on regarde la mauvaise colonne.
La limite, comme pour tout asset, y compris les annonces display responsives : diffusion à la discrétion du système, affichage non garanti, vous fournissez la matière, le système décide du moment.
Deux gestes. Si le prix est un filtre pertinent dans votre métier, testez l’asset prix avec des tarifs de départ honnêtes (un « à partir de » crédible, pas un appât), et jugez sur le taux de conversion, pas sur le CTR.
Pour vos vraies occasions datées, l’asset promotion, avec une échéance réelle, jamais une fausse urgence permanente.
Et reposez-vous la question qui dérange : combien de clics payez-vous aujourd’hui pour des gens qui partent en découvrant le prix ? Ce nombre est le coût de votre silence tarifaire.
Vous payez des clics qui repartent dès qu’ils voient le tarif. On regarde ce qu’un asset prix changerait.
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