Le CPC optimisé a disparu du Réseau de Recherche et du Display en mars 2025 ; les campagnes non migrées utilisent le CPC manuel. Il reste toutefois documenté pour les campagnes Hôtel. Pour remplacer l’eCPC, partez de l’objectif, de la mesure, du budget et de la contrainte d’efficacité, pas d’un tunnel automatique.
Dans la vue d’ensemble des stratégies d’enchères Google Ads, le CPC optimisé occupe désormais une place historique. Selon l’aide Google Ads consultée le 21 juillet 2026, l’eCPC n’est plus disponible sur le Réseau de Recherche et le Display depuis la semaine du 24 mars 2025. Les campagnes qui n’avaient pas été migrées vers une autre stratégie utilisent désormais le CPC manuel.
La portée compte. Google documente toujours le CPC optimisé pour les campagnes Hôtel utilisant le CPC manuel ou le pourcentage de CPC. Dire que l’eCPC a disparu partout serait donc faux. Cette page traite sa suppression sur le Réseau de Recherche et le Display, les deux périmètres concernés par la migration de 2025.
| Périmètre | Situation vérifiée au 21 juillet 2026 |
|---|---|
| Réseau de Recherche | eCPC indisponible depuis la semaine du 24 mars 2025 ; CPC manuel pour les campagnes non migrées. |
| Display | Même retrait et même retour documenté au CPC manuel pour les campagnes non migrées. |
| Campagnes Hôtel | eCPC encore documenté avec le CPC manuel ou le pourcentage de CPC ; périmètre distinct. |
L’eCPC était une option du CPC manuel et une automatisation partielle. L’annonceur fixait des CPC maximaux au niveau du groupe d’annonces, du mot clé ou de l’emplacement selon la campagne. Après application des ajustements d’enchère, Google pouvait augmenter ou réduire l’enchère effective à chaque mise aux enchères, en fonction de la probabilité de conversion. Sur le Réseau de Recherche, l’option pouvait aussi privilégier la valeur de conversion.
La base manuelle n’était donc pas un plafond dur pour chaque mise aux enchères. Elle restait une référence moyenne autour de laquelle le système intervenait. Pour distinguer cette base, l’enchère effective et le montant facturé, la page sur le CPC maximal et le CPC réel pose les bons repères.
La différence avec une stratégie entièrement automatique tient au niveau de délégation. Le CPA cible, le ROAS cible, Maximiser les conversions et Maximiser la valeur de conversion fixent eux-mêmes l’enchère pour chaque mise aux enchères. L’eCPC partait d’un réglage manuel. Le mécanisme détaillé de l’enchère calculée au niveau de chaque mise aux enchères explique ce déplacement du contrôle.
Google confirme le retrait, pas un bilan causal détaillé. La lecture utile est plus simple : le Réseau de Recherche et le Display ont perdu une option située entre le CPC manuel et l’automatisation complète. Ce constat ne prouve ni que l’eCPC était toujours inférieur, ni qu’une stratégie automatique convient automatiquement à chaque campagne.
Depuis juin 2026, les libellés Google Ads évoluent : « Maximiser les conversions avec un CPA cible » devient « CPA cible », et « Maximiser la valeur de conversion avec un ROAS cible » devient « ROAS cible ». Google précise que le comportement sous-jacent ne change pas. Une interface affichant encore l’ancien libellé pendant la transition ne signale donc pas une autre stratégie.
Le piège serait de remplacer un automatisme par une recette. « Maximiser les conversions, puis CPA cible » n’est pas un parcours obligatoire. Maximiser les conversions cherche le volume dans le budget disponible. Le CPA cible ajoute une contrainte de coût moyen. Maximiser la valeur de conversion cherche la valeur totale, tandis que le ROAS cible ajoute une contrainte de rendement. Chacune peut être un point de départ ou un état durable si elle correspond à l’objectif.
L’utilité historique de l’eCPC ne se limitait pas au confort psychologique. L’option pouvait compléter un système d’enchères tiers ou répondre à une contrainte de CPC tout en laissant Google ajuster chaque mise aux enchères. Sur le Réseau de Recherche et le Display, ce compromis n’est plus sélectionnable. Pour les campagnes Hôtel, il reste documenté dans un cadre propre.
Le contrôle n’est pas devenu binaire. Vous pouvez conserver le CPC manuel, automatiser les clics, viser les impressions, maximiser les conversions ou leur valeur, puis ajouter une cible d’efficacité lorsque le modèle économique l’exige. La bonne question n’est pas « quelle stratégie est la plus intelligente ? ». C’est « quel résultat doit-elle poursuivre, avec quelles données et quelle limite économique ? ».
Si une campagne du Réseau de Recherche ou du Display utilisait encore l’eCPC sans migration volontaire, Google indique qu’elle utilise désormais le CPC manuel. Vous fixez alors des CPC maximaux de base ; le système d’enchères détermine le CPC réel. La campagne peut continuer à diffuser, mais son mode de pilotage a changé.
Ne confondez pas « campagne en CPC manuel » et « ancienne campagne eCPC ». Le filtre actuel remonte aussi les campagnes manuelles depuis l’origine. Pour établir l’historique, ouvrez Campagnes > Historique des modifications, choisissez une période autour de la fin mars 2025 et filtrez le type de modification « Enchères ». En juillet 2026, cet historique reste consultable, car Google conserve deux ans de modifications.
Auditer ne signifie pas migrer d’office. Une campagne manuelle rentable, maîtrisée et cohérente avec votre objectif peut rester manuelle. Une campagne passée au manuel sans décision explicite mérite en revanche une comparaison : objectif poursuivi, coût, volume, valeur, budget, délai de conversion et temps nécessaire au pilotage.
La sortie ne dépend pas d’un seuil unique de conversions. Procédez dans cet ordre :
Un compte neuf n’a pas besoin de suivre un tunnel figé. Le CPC manuel ou Maximiser les clics peut servir un test de trafic contrôlé. Une stratégie orientée conversion peut démarrer si le suivi, les actions primaires et le budget sont déjà fiables. Sans mesure exploitable, réparez-la d’abord : acheter davantage de clics ne transforme pas une absence de conversion fiable en signal utile.
Point daté. Google annonce une modification à partir du 17 août 2026 pour les campagnes limitées par le budget utilisant le CPA cible ou le ROAS cible. Des fluctuations temporaires sont possibles. Google n’ajustera automatiquement ni vos budgets quotidiens ni vos cibles : vérifiez les campagnes concernées avant cette date.
Non, Maximiser les conversions, le CPA cible et le ROAS cible ne résument pas le choix. Google classe ses stratégies par objectif : clics, impressions, conversions, valeur, vues ou interactions selon le type de campagne. Commencez par l’objectif. La sophistication du système vient après.
Trafic ou visibilité. Le CPC manuel garde la maîtrise des CPC maximaux. Maximiser les clics automatise les enchères pour obtenir le plus de visites possible dans le budget, avec une limite de CPC maximale lorsqu’elle est disponible. Cette stratégie n’optimise ni les conversions ni le taux d’impressions. Pour la visibilité, regardez plutôt le taux d’impressions cible sur le Réseau de Recherche ou une stratégie au CPM adaptée au Display et à la vidéo.
Volume de conversions. Maximiser les conversions cherche le plus d’actions possible et tente généralement de dépenser le budget disponible ; une campagne jusque-là sous-dépensée peut donc accélérer fortement. Le CPA cible vise un coût moyen défini. Ce dernier peut être utilisé sans historique, mais une évaluation solide demande assez de données complètes et plusieurs cycles de conversion.
Valeur et rendement. Maximiser la valeur de conversion suppose que les montants transmis soient complets, stables et réellement différenciés. Le ROAS cible ajoute une contrainte de rendement. Pour une activité de génération de prospects, une valeur crédible vient de l’aval : qualification, taux de vente, valeur client et marge. Copier la même valeur sur chaque formulaire ne crée pas une stratégie fondée sur la valeur.
Paiement par conversion sur le Display. Ce cas étroit utilise le CPA cible : l’annonceur fixe le CPA, puis la facturation suit le CPA en vigueur au moment de l’impression pour les conversions attribuées. L’éligibilité officielle exige notamment plus de 100 conversions sur 30 jours et 90 % enregistrées en moins de sept jours. Les budgets partagés et les stratégies de portefeuille sont incompatibles, l’éligibilité peut changer, et la dépense quotidienne peut dépasser de plus de deux fois le budget quotidien moyen. Ce n’est pas une protection automatique contre un mauvais objectif.
Vous n’avez donc pas deux portes, mais une matrice. Objectif, campagne éligible, qualité des conversions, valeurs, budget, délai et contrainte d’efficacité. Rien de plus spectaculaire. Mais c’est ce qui évite de remplacer l’eCPC par une stratégie choisie au nom plutôt qu’au résultat.
Sur le Réseau de Recherche et le Display, vous ne choisissez plus de conserver l’eCPC. Vous choisissez de garder consciemment le CPC manuel ou de migrer vers une stratégie cohérente avec votre objectif. Pour les conversions, vérifiez les actions et le délai. Pour la valeur, vérifiez les montants transmis. Pour une cible, calculez le coût ou le rendement tenable. Pour le budget, acceptez le rythme de dépense propre à la stratégie.
Le CPC optimisé était un demi-contrôle. Sa suppression ne justifie pas un demi-diagnostic. La vraie décision commence après la liste des stratégies : quel résultat mérite réellement que Google enchérisse pour vous ?
On choisit la stratégie de bascule.
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