Un flux produit est votre catalogue envoyé à Google pour les annonces Shopping et les fiches gratuites. Un produit approuvé n'est pas encore un produit bien décrit. Vérifiez trois niveaux dans l'ordre : le produit peut-il être diffusé, Google comprend-il ce qu'il est, l'acheteur a-t-il envie de cliquer ?
Avant de lancer des annonces Shopping, votre catalogue dans Merchant Center doit recevoir des données exactes. Le même flux alimente aussi les fiches produit gratuites et les campagnes Performance Max.
Votre site s'adresse aux acheteurs, alors que le flux décrit l'offre à Google. Google s'en sert pour décider si le produit peut être diffusé et sur quelles recherches. Le prix affiché vient du flux, sauf si une mise à jour automatique autorisée corrige un écart temporaire.
Chaque produit est décrit par des attributs, c'est-à-dire les champs que Google lit dans votre flux, comme le titre ou le prix. Le socle obligatoire comprend notamment sept attributs ; d'autres s'y ajoutent selon le produit et le pays.
[id], le titre et la description indiquent ce qui est vendu.L'état [condition] est obligatoire pour un produit d'occasion ou reconditionné, facultatif pour un neuf. La marque, le GTIN (le numéro de code-barres du fabricant) et la référence fabricant dépendent du produit. La catégorie Google et le type de produit ne sont pas des synonymes, et ils sont généralement facultatifs.
Renseigner les attributs obligatoires est nécessaire, mais ne suffit jamais. Google contrôle aussi le respect de ses règles Shopping, la page produit et les réglages du compte comme la livraison, la langue ou la devise.
J'audite un flux à trois niveaux, pour organiser les vérifications. Ce sont mes critères d’audit, pas des statuts officiels de Google.
L’éligibilité du produit exige notamment des attributs obligatoires présents, valides et cohérents avec le site. Selon le problème, un écart sur le prix, le prix soldé, la disponibilité ou l'état peut être corrigé automatiquement ou signalé. Il peut aussi limiter la visibilité du produit ou entraîner son refus.
Le produit est identifiable quand le titre, la description, les codes d'identification et les variantes décrivent précisément ce qui est vendu. Google s'en sert pour relier l'offre aux recherches pertinentes, sans qu'il faille recopier chaque mot recherché. Soignez plutôt des titres produits fidèles à l'offre et les attributs qui l'identifient, comme le GTIN.
Le produit est attractif quand l'image est conforme et lisible, que le titre met en avant la caractéristique décisive et que le prix est à jour. Cela peut aider l'acheteur à comparer, mais rien ne garantit le clic. Un prix soldé ne s'affiche que si les données et l'historique de prix respectent les conditions de Google.
Commencez par Merchant Center, pas par un score maison. La colonne État distingue notamment les produits approuvés, limités et non approuvés. La colonne Visibilité indique si le produit est affichable ou masqué. Vérifiez aussi son état par pays et par programme, puis les impressions pour connaître sa diffusion réelle. Complétez ensuite cette lecture par trois contrôles.
Un échantillon de vingt recherches permet de lancer l'audit, pas de conclure. Le titre et les attributs doivent décrire ce que les gens cherchent, sans empiler les mots-clés. Une description trop générique peut mal décrire l’offre, voire enfreindre les exigences de Google. Un test mesuré aidera à évaluer l’effet d’une description plus précise sur les clics.
Le format est la forme du fichier, et la méthode d'envoi est la façon de le transmettre à Merchant Center. Voici les méthodes possibles.
Un fichier peut être tabulé, avec une ligne par produit, ou au format XML. Une boutique dynamique n'exige donc pas forcément du XML ou une API. Par défaut, si votre boutique tourne sous Shopify, WooCommerce ou PrestaShop, utilisez son intégration. Merchant API se justifie pour un gros catalogue qui change vite. Le format ne corrige pas les données manquantes.
Une source principale crée et supprime les produits. Une source supplémentaire ne peut ni ajouter ni retirer un produit. Elle se rattache aux produits existants par leur identifiant, puis complète ou met à jour certains attributs, comme un titre ou une catégorie, sans toucher à votre boutique. Le résultat dépend des règles de flux et des priorités définies dans Merchant Center. Ce n'est pas une réparation automatique : utilisez-la quand votre logiciel de boutique est rigide et que chacun sait qui modifie quelle donnée.
Distinguez le logiciel qui gère prix, stocks et descriptions, le connecteur qui les transmet et les sources visibles dans Merchant Center. Sans cette distinction, personne ne sait où corriger une erreur. Nommez un responsable du flux, qui valide tout changement dans la structure des données.
Calez le rythme des mises à jour sur la vitesse à laquelle changent vos prix, vos promotions et vos stocks. Les produits importés expirent 30 jours après leur dernière actualisation. Ceux saisis directement dans Merchant Center n'expirent pas. Google peut aussi actualiser seul les produits dont il peut vérifier les données sur votre site. Si vos prix ou vos stocks changent vite, passez par la synchronisation de votre plateforme, un fichier récupéré à heure fixe ou Merchant API.
Merchant Center peut corriger temporairement le prix, le prix soldé, la disponibilité ou l'état en lisant votre page produit. Ces corrections ne remplacent pas un flux exact. Surveillez les colonnes Visibilité, État et Mise à jour nécessaire, puis l'onglet Attention requise.
Si vos produits sont approuvés mais peu visibles, commencez par les points qui ne dépendent pas des données du flux.
Ensuite seulement, revenez aux trois niveaux de données. Un flux « sans erreur » est un point de départ, pas un diagnostic. Même bien décrit, il ne déclenche pas seul la vente, car le prix, l'offre et la page produit prennent le relais.
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