Dans l’esthétique médicale, la publicité est interdite par deux murs indépendants : la loi française (L.6322-1 CSP, déontologie CNOM) et les règles Google. Deux mondes à distinguer : l’acte médical (pub interdite, terrain = information factuelle) et le bien-être non médical (communication possible, sans promesse médicale).
Dans l’esthétique médicale, vous ne faites pas de publicité comme un commerce. Ce n’est pas une question de style, c’est une question de droit, sur deux fronts.
Le premier mur est légal. La loi française interdit la publicité pour l’activité de chirurgie esthétique des établissements de santé, directe ou indirecte, sous quelque forme que ce soit.
Le Code de déontologie médicale est clair : un médecin n’a pas le droit de faire de la publicité commerciale. Il a en revanche le droit, et même le devoir, d’informer ses patients de façon claire, loyale et précise (un assouplissement récent a confirmé ce droit à l’information, sans ouvrir la porte à la publicité).
Toute la difficulté tient dans cette ligne : informer est permis, faire de la publicité ne l’est pas.
Le second mur est Google. Les règles de la plateforme interdisent les annonces pour la chirurgie esthétique, et soumettent les traitements esthétiques à des exigences renforcées : certification de l’annonceur, diffusion limitée aux pays autorisés.
Pour beaucoup de professions de santé réglementées, obtenir une position prioritaire payante est de surcroît contraire aux règles ordinales. Autrement dit : même si l’on voulait franchir le premier mur, le second bloquerait.
« Esthétique » recouvre deux réalités que tout sépare, et la première décision est de savoir de quel côté de la ligne se trouve chacun de vos services.
L’acte médical : la chirurgie esthétique, la médecine esthétique pratiquée par un médecin (injections, lasers médicaux, etc.), fortement contraint, publicité commerciale interdite, cadre déontologique strict.
Le bien-être esthétique non médical : l’institut de beauté, l’épilation, les soins du visage et du corps non médicaux, où la communication est possible, à condition de ne jamais glisser vers une promesse de soin médical ou un résultat thérapeutique (le moment où l’on promet de « traiter » quelque chose, on rebascule du mauvais côté).
Cette frontière n’est pas un détail : elle décide si une campagne est seulement risquée ou carrément interdite.
Pour le versant médical, le canal publicitaire commercial classique n’est pas la voie.
Le terrain réel est l’autorité informative : le contenu pédagogique (expliquer une technique, un parcours, des suites opératoires de façon neutre et factuelle), la présence factuelle (qui est le praticien, sa formation, ses techniques, sans superlatif ni argument commercial).
À la rigueur publicitaire, des annonces strictement informatives orientées vers la prise de rendez-vous de consultation restent envisageables, sans promesse, sans comparatif, sans incitation, sous réserve de la certification Google et du respect du cadre déontologique.
Le seul objectif tolérable reste donc factuel : transformer une recherche en rendez-vous qualifié, pas vendre un acte.
La règle est nette : vous pouvez dire ce que vous faites ; vous ne pouvez pas vanter, promettre, ni comparer.
Une part importante des sanctions ordinales récentes vient de fautes digitales, et elles sont identifiables.
Connaître cette liste sert à une seule chose : ne pas la commettre.
La règle de prudence qui surplombe tout : sur ce secteur, les textes en vigueur, le CNOM et un conseil juridique font foi, pas une page de conseil marketing. Avant toute campagne, vérifiez auprès de ces sources ; ne devinez pas, ne contournez jamais.
Cliniques, cabinets de médecine esthétique, praticiens, et pour le versant non médical, instituts et centres de soins. Le terrain : rester dans l’information factuelle.
Cette page n’est pas un mode d’emploi pour contourner une interdiction. Elle explique pourquoi l’approche publicitaire classique ne s’applique pas, et oriente vers le seul terrain praticable : l’information conforme.
Le cadre évolue et il est sensible : chaque décision se valide auprès du CNOM, des textes en vigueur et, au besoin, d’un avocat spécialisé, avant d’engager quoi que ce soit. Le rôle d’un partenaire publicitaire honnête, ici, est autant de dire ce qu’on ne peut pas faire que ce qu’on peut.
Vous vouliez faire de la publicité pour votre clinique. La vraie question : de quel côté de la ligne information/publicité se trouve chacun de vos services, et votre communication informe-t-elle sans vanter, promettre ni comparer ?
Si vous n’êtes pas sûr de la frontière, dites-le moi : on cartographie vos services côté légal, dans le cadre du hub sectoriel, et pour le versant non médical, au service de votre acquisition locale.
Dans l’esthétique, la vraie compétence n’est pas de faire de la pub, c’est de ne pas franchir la ligne.
Vos services sont côté acte médical ou bien-être ? On identifie ce que vous pouvez légalement faire.
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