Une macro-conversion est votre objectif commercial principal (vente, rendez-vous qualifié) ; une micro-conversion, une étape avant lui. Ce classement est le vôtre, pas un réglage Google Ads. Faites enchérir sur le résultat et gardez les étapes en observation. Attention aux objectifs de chaque campagne : une action secondaire peut y guider les enchères.
Commencez par ouvrir l’écran Conversions de votre compte : Google Ads y compte bien plus que des ventes.
Prenons un exemple fictif : un compte affiche 400 conversions par mois, mais une vingtaine seulement sont des achats. Le reste vient du défilement à 75 % de la page, des vidéos vues et des ajouts au panier. Le total peut donc grimper et le coût par conversion baisser pendant que les ventes stagnent.
Mesurer beaucoup d’étapes n’est pas une erreur en soi. L’erreur commence quand les objectifs de conversion d’une campagne ne visent plus ce que vous vendez.
La question tient en une ligne : cette action correspond-elle à votre objectif commercial principal ou à une étape pour l’atteindre ?
Macro et micro sont des catégories d’analyse. Google Ads, lui, classe chaque action de conversion en principale ou secondaire. Une action principale sert aux enchères ; une action secondaire est seulement comptée dans les rapports, dans la colonne « Toutes les conversions ».
Une action principale ne sert toutefois que si la campagne utilise l’objectif qui la contient. À l’inverse, une action secondaire sert aussi aux enchères quand elle entre dans un objectif personnalisé.
Les étapes gardent leur utilité, car elles montrent où le parcours se bloque, par exemple un panier abandonné ou un formulaire commencé. Les mesurer ne veut pas dire les confier aux enchères.
Pour une boutique en ligne, l’achat confirmé est généralement le résultat. L’ajout au panier et le début de commande restent des étapes, même s’ils le précèdent de peu.
Pour des demandes de contact entre entreprises, un formulaire peut être le résultat si vous cherchez des demandes et savez les trier. Si le vrai résultat est un contrat signé des semaines plus tard, la demande brute redevient une étape. Le prospect qualifié, le rendez-vous pris ou la vente importée sont alors plus proches du chiffre d’affaires. Ne confiez pas la demande brute aux enchères pour le seul volume.
Dans les deux cas, les actions qui accompagnent seulement la visite, comme la fiche produit vue, le téléchargement ou le temps passé, restent hors des enchères.
Donner plus d’actions à viser à Smart Bidding ne les rend pas forcément meilleures.
Les stratégies Smart Bidding peuvent démarrer sans historique propre à la campagne, car elles utilisent aussi le contexte de chaque recherche et les données du compte. En revanche, une vente rare ou lente à remonter rend leurs calculs moins fiables.
Vous pouvez tester une étape dans les enchères si la vente ne remonte pas encore assez vite et qu’aucune action plus proche n’existe. Ce n’est ni une exigence de Google, ni une recette automatique. L’étape candidate doit remplir les conditions suivantes.
Une simple corrélation ne suffit pas, car la saison ou la qualité des visiteurs peuvent produire le même mouvement. Écrivez avant le test le critère de réussite, une durée calée sur votre cycle de vente et la condition d’arrêt. Dès que les ventes remontent en nombre suffisant, retirez l’étape si elle attire les enchères vers des actions sans valeur.
Si la vente se fait au téléphone ou en boutique, ramenez-la dans Google Ads par l’import de conversions hors ligne. Le formulaire reste une étape utile pendant la mise en place, mais il ne prouve pas la vente.
L’import est limité à 90 jours après le clic en standard, et à 63 jours avec le suivi avancé des conversions pour les prospects, dans la fenêtre configurée. Envoyez vos ventes régulièrement.
La valeur attendue d’une étape peut se calculer en multipliant sa probabilité de mener à une vente par la valeur de cette vente. Il faut toutefois un taux fiable, des dossiers sans doublons et des montants cohérents.
Suivez les dossiers jusqu’au terme du délai de vente, puis vérifiez ce taux sur d’autres périodes. Il estime ce que les dossiers rapporteront en moyenne. Il ne prouve pas que l’étape elle-même déclenche l’achat.
Par exemple, si 10 % des prospects qualifiés achètent et qu’une vente apporte 50 € de marge avant acquisition, la marge attendue est de 5 € par prospect. Un autre groupe qui achète à 4 % présente un écart de six points, soit 3 €. Cet écart ne devient pas pour autant la valeur du prospect : les groupes peuvent différer dès le départ.
Si une personne ajoute trois fois des produits au même panier, ne comptez pas trois perspectives de vente indépendantes. Si la vente remonte dans le même objectif, n’y ajoutez pas mécaniquement la valeur de toutes les étapes qui l’ont précédée. Gardez les demandes sans vente et les annulations dans l’estimation du taux de réussite. Les retirer gonflerait artificiellement la valeur attendue.
Les signes d’intérêt pour le contenu (défilement, vidéo vue, temps passé) dépendent beaucoup du contenu et se répètent facilement. Ils sont donc généralement peu fiables comme objectif d’enchères : gardez-les en observation tant que leur lien avec la vente n’est pas démontré.
Revoir la sélection des conversions change ce que vos rapports mesurent et peut modifier le comportement des enchères. Après certains changements, Google affiche une phase d’apprentissage des enchères, pendant laquelle les performances peuvent fluctuer. Sa durée dépend notamment du volume de conversions, du délai de conversion et de la stratégie choisie.
L’interface n’affiche pas nécessairement cette phase après chaque correction. Regroupez les changements, notez leur date et attendez le délai de conversion avant de conclure.
Un manque de ventes ne se corrige pas en ajoutant des étapes faibles aux enchères. Mieux vaut d’abord vérifier les points suivants.
Ajouter une micro-conversion peut rendre une étape visible, mais ne corrige aucun de ces problèmes à elle seule.
Un objectif personnalisé est une liste d’actions de conversion que vous composez vous-même et appliquez à vos campagnes. Google précise que toutes les actions d’un tel objectif servent aux enchères et aux rapports, qu’elles soient principales ou secondaires.
Le contrôle se fait donc à deux niveaux : la fiche de chaque conversion, puis les objectifs appliqués à chaque campagne. Le piège peut toucher Performance Max comme les campagnes du Réseau de Recherche.
Si l’objectif d’une campagne Performance Max mélange vente, formulaire ouvert et défilement, elle peut viser des actions de valeur très différente. Lisez les conversions action par action, car un coût moyen calculé sur des actions différentes peut masquer le coût réel d’une vente.
Un compte encombré laisse trop d’actions, ou les mauvaises, guider ses campagnes. Le nombre de conversions ne suffit pas à le repérer.
Le mode Consentement v2 et ses diagnostics se contrôlent aussi. C’est le réglage qui adapte la mesure au choix de chaque visiteur sur les cookies, et il modifie les données que Google reçoit.
Par défaut, faites enchérir vos campagnes sur le résultat que vous pouvez qualifier et relier à une valeur : la vente ou le prospect qualifié. Les étapes restent en secondaire, pour lire le parcours. Si ce résultat remonte trop lentement, une étape peut servir de relais temporaire, avec une date de sortie écrite.
Tenez pour cela un inventaire qui sépare le résultat commercial, les étapes observées et celles qui guident temporairement les enchères. Pour chaque ligne, notez le statut, les campagnes concernées, la valeur et la condition de sortie. Cet inventaire ne compense pas une action mal mesurée ni une qualification absente.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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