Pour que Google Ads sache ce que rapportent vos annonces, décidez d’abord quelle action compter comme conversion : un appel, un devis ou un achat. Suivez ensuite son trajet en quatre étapes, du site aux rapports. Ces étapes aident à localiser une panne de suivi (tracking) et à la vérifier.
Cette page pose les bases du suivi des conversions Google Ads (tracking) : les balises de votre site signalent à Google Ads quels clics aboutissent à une conversion.
La phrase « on a un problème de suivi » n’indique pas où chercher, parce qu’elle mélange trois notions différentes.
L’événement est un fait observé sur le site, comme un clic, un formulaire envoyé, une page vue ou un achat.
La conversion est l’un de ces événements, choisi comme objectif : l’appel, la demande de devis ou l’achat, avec une valeur si possible. Ce choix est décisif, car les enchères intelligentes de Google cherchent à obtenir les conversions choisies. Décider quelles conversions méritent ce rôle vient donc en premier.
L’attribution est la règle qui décide à quel clic ou à quelle annonce revient une vente. Si un client a cliqué trois fois avant d’acheter, elle attribue tout ou partie de la vente à ces interactions. Chaque règle reste une convention, avec ses biais.
Un événement qui ne se déclenche pas, une conversion mal choisie et une attribution mal lue sont donc trois pannes distinctes.
Quoi compter, et à quelle valeur : ce choix relève de l’entreprise, et personne ne peut le faire à votre place. Un développeur peut appliquer parfaitement un plan de mesure absurde. La valeur d’un devis de 500 € ou de 50 000 € dépend de sa marge et de ses chances d’aboutir. Ce choix, comme celui de compter les appels, relève de l’entreprise.
Écrivez ce plan avant de poser la moindre balise sur le site. Pour chaque conversion, il précise :
Pour une demande de contact, ajoutez de quoi éviter les doublons et retrouver la personne dans votre CRM. Pour un achat, il faut le numéro de commande, la devise et le montant. Si vous ne pouvez pas remplir cette liste, vous ne savez pas encore ce que vous voulez compter.
Vérifiez ces étapes avant de réinstaller une balise : le problème peut venir des données envoyées ou de leur traitement.
Quand quelqu’un clique sur votre annonce, le marquage automatique des clics peut ajouter un identifiant à l’adresse de la page. Le plus connu est le GCLID. Selon l’endroit du clic ou les règles de confidentialité, Google peut utiliser d’autres identifiants, GBRAID ou WBRAID.
La balise Google ou la balise Conversion Linker aide à garder cet identifiant dans un cookie du site, si la configuration et le consentement le permettent. La balise de conversion ou un import de ventes le renvoie ensuite à Google, qui peut alors relier la conversion au clic. Sans identifiant, Google peut aussi s’appuyer sur des données client (e-mail, téléphone) que vous lui transmettez.
Ce chemin reste fragile : l’identifiant peut manquer, se perdre dans une redirection, être bloqué par un refus de cookies ou arriver trop tard. À l’inverse, la balise Google peut s’en charger seule : l’absence d’une balise Conversion Linker distincte ne prouve donc pas une panne. Vérifiez plutôt que le marquage automatique est activé et que les redirections du site conservent l’identifiant dans l’adresse.
À la création d’une action de conversion, deux réglages passent facilement inaperçus : le statut principal ou secondaire et le mode de comptage. Le premier aide à décider ce que les enchères intelligentes cherchent à obtenir. Le second détermine combien de conversions d’une même action compter après une interaction publicitaire.
Une action principale entre dans la colonne « Conversions » et sert aux enchères quand la campagne utilise son objectif. Une action secondaire est seulement comptée dans les rapports, dans la colonne « Toutes les conversions ». Il existe une exception : une action secondaire incluse dans un objectif personnalisé appliqué à la campagne sert aussi aux enchères de cette campagne.
Si vous rendez principale une petite étape, les enchères apprennent à obtenir cette étape, pas des clients. C’est le cas d’un clic sur « Envoyer » à la place de la page de confirmation, d’un défilement à 50 % ou d’un temps passé sur la page. La question à se poser : obtenir plus de cette action me rapproche-t-il d’un client qui paie ? Gardez les étapes intermédiaires en secondaire, et ne passez en principale qu’une action proche de la vente.
Le mode de comptage fixe, pour chaque action, combien de conversions Google enregistre quand un même clic en entraîne plusieurs. Le réglage « Une » retient une conversion par clic, et le réglage « Toutes » les retient toutes.
| Type d’action | Réglage conseillé | Si vous choisissez l’autre |
|---|---|---|
| Demande de contact ou de devis | Une | Deux envois après le même clic peuvent compter double |
| Achat en ligne | Toutes | Plusieurs achats après le même clic n’en font qu’un |
| Appel d’une durée minimale | Une, en général | Plusieurs appels liés à la même interaction peuvent compter |
L’erreur classique consiste à choisir « Toutes » sur un formulaire de contact. Une personne hésite, envoie le formulaire, revient et l’envoie à nouveau, et Google Ads compte deux conversions pour un seul prospect. Le coût par conversion (CPA) baisse alors sans que vos ventes aient changé. Si vos annonces coûtent 1 000 € pour 20 demandes, chaque demande vous coûte 50 €. Si chacune compte double, Google Ads affiche 25 €. Google règle alors ses enchères sur des chiffres gonflés, avec un effet difficile à prévoir.
Un test par étape aide à localiser la plupart des pannes avant d’appeler un technicien. Le temps nécessaire dépend du parcours et des délais de remontée.
_gcl_aw dans les outils de développement du navigateur (onglet Application, puis Cookies). S’il manque, les pistes sont la balise Google ou Conversion Linker, le consentement et le navigateur. La colonne « Statut du suivi des conversions » de Google Ads signale aussi les problèmes de réception. Si les conversions chutent surtout après un refus sur le bandeau cookies, le réglage à revoir est le mode Consentement, de base ou avancé.Quand les cookies sont bloqués ou le navigateur restrictif, le suivi des conversions par balise laisse échapper une partie des ventes. Les conversions avancées envoient notamment l’e-mail ou le téléphone sous forme d’empreinte calculée par hachage, pour rapprocher les conversions des interactions publicitaires. Ce traitement ne rend pas les personnes anonymes et ne remplace pas les règles de collecte et de consentement.
Les envois de conversions depuis votre serveur doivent préciser l’identifiant utilisé et la façon d’écarter les doublons. Ils ne réparent pas un mauvais déclencheur : ils fiabilisent seulement une conversion déjà bien définie et bien collectée. Le consentement de la personne reste nécessaire, même pour un envoi depuis le serveur.
Le suivi des appels relie un appel téléphonique au clic qui l’a précédé, ce qui est précieux dans les métiers où l’on téléphone plus qu’on ne remplit un formulaire. Les événements d’engagement profond combinent des indices de lecture ou d’interaction. Gardez-les en diagnostic ou en secondaire, hors des objectifs personnalisés utilisés pour enchérir. Une corrélation avec les ventes ne suffit pas. Toute exception demande un test plafonné sur les résultats commerciaux, avec un groupe de comparaison et assez de volume ; sinon, conservez le réglage secondaire.
Pour les ventes conclues au téléphone, en boutique ou dans votre CRM, l’import des conversions hors ligne peut rattacher les ventes aux interactions publicitaires retrouvées. Selon votre installation, l’envoi utilise un fichier, un connecteur ou une API compatible. Le suivi avancé des conversions pour les prospects complète le rapprochement avec des données client autorisées ; ce n’est pas une voie d’envoi distincte. La vente doit survenir dans la fenêtre de conversion choisie. L’import standard doit parvenir à Google dans les 90 jours après le clic. Le délai d’import est plus court avec le suivi avancé pour les prospects.
Quand un refus de cookies fait perdre des données, les conversions estimées par Google peuvent compenser une partie du manque, si la configuration et les seuils requis le permettent. Reste à savoir ce que la campagne rapporte en plus de ce que vous auriez eu sans elle. Pour cela, un test de hausse des conversions (Conversion Lift) reste la méthode la plus solide.
Une fois la chaîne vérifiée, adaptez le contrôle à votre activité.
Faites ce contrôle avant toute optimisation, car sur une donnée fausse, une amélioration reste seulement apparente. Relever le statut de chaque action et le nombre de conversions avant un changement aide ensuite à rechercher un éventuel incident de collecte. Vous pouvez aussi exploiter les données par l’API Google Ads pour travailler à grande échelle.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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