En dix minutes, vous pouvez vérifier cinq faits : vos accès, les termes de recherche, les objectifs mesurés, le rapport relié aux ventes et le cadrage commercial. Ce premier diagnostic ne juge pas toute la prestation. La grille complète ajoute facturation, qualité, automatisation, équipe et contrat avant toute décision.
Les critères qui servent à choisir un prestataire Google Ads restent valables après la signature. Une bonne agence ne se juge ni au nombre de modifications ni à un tableau de clics. Elle se juge sur des preuves accessibles, des objectifs reliés à l’entreprise et des décisions expliquées.
Je suis consultant indépendant, donc concurrent des agences. Cette position mérite d’être annoncée. Elle ne remplace pas la méthode : chaque point ci-dessous renvoie à un écran, un document ou une réponse que vous pouvez vérifier. Une agence peut être excellente. Le risque vient d’un pilotage impossible à contrôler, d’une mesure fragile ou d’un contrat mal compris.
Dix minutes donnent un premier niveau d’alerte. Pas un audit de performance. Les contrôles de facturation, d’attribution et de contrat demandent davantage de temps.
Dans Administration → Accès et sécurité, ouvrez les vues consacrées aux utilisateurs et aux administrateurs. Relevez votre niveau d’accès direct, les comptes administrateur associés, le gestionnaire propriétaire et l’administrateur des paiements. Demander seulement « qui est administrateur ? » ne suffit pas.
Un compte créé depuis le gestionnaire d’une agence n’est pas captif par nature. Google précise toutefois qu’il ne comporte initialement aucun utilisateur direct et que le gestionnaire créateur en devient propriétaire. Conservez donc un administrateur direct côté annonceur et documentez facturation et sortie.
Sans administrateur direct côté annonceur, demandez un plan écrit : rôle à ajouter, gestionnaire propriétaire, facturation et calendrier. Un refus non motivé ou un délai sans échéance mérite une explication, mais ne prouve pas seul une mauvaise gestion.
Le niveau utile dépend de votre besoin. La lecture seule permet de consulter les campagnes et les rapports ; l’accès standard permet aussi de modifier les campagnes ; l’accès administrateur gère notamment les utilisateurs et les associations. Comparez ce qui est visible avec ce que le contrat prévoit.
Le bon test n’est pas de vous promener partout. C’est de pouvoir reproduire les chiffres présentés, retrouver les réglages qui les expliquent et identifier qui peut agir. La pédagogie complète l’accès. Elle ne le remplace pas.
Dans Campagnes → Insights et rapports → Termes de recherche, choisissez une période significative. Le rapport montre les termes ayant déclenché des impressions et des clics, mais il n’est pas exhaustif : Google omet certaines requêtes de faible activité pour protéger la confidentialité.
Ne jugez pas un terme sur son allure. « Gratuit » ou « comment faire » peuvent être faibles pour une offre et utiles pour une autre. Croisez intention, clics, coût, conversions, valeur et volume avant toute exclusion.
Lisez aussi les annonces. Le message doit rester cohérent avec l’intention et l’offre, sans recopier chaque requête. Liens annexes, appels ou images se choisissent selon l’objectif, le format et l’éligibilité. Leur absence appelle une vérification, pas un verdict.
Impressions, clics et taux de clics servent au diagnostic, pas au verdict commercial. Un rapport décisionnel relie dépenses, résultats attribuables et qualité des demandes. Il précise la source des ventes, la fenêtre retenue, les doublons et les données hors ligne manquantes.
Demandez le coût par vente seulement si ces données sont partagées. Sinon, exigez un écart documenté et un plan de mesure. Le seul taux de clics est insuffisant ; les données manquantes peuvent aussi venir du système commercial.
Marges, capacité, zones, délais, saisonnalité et qualité des demandes sont des exemples de cadrage. L’objectif est de savoir quelle action crée réellement de la valeur pour l’entreprise.
Sans cadrage consigné et actualisé, les objectifs restent fragiles. Demandez comment il modifie les arbitrages. Une question sans effet sur les décisions ne vaut pas davantage qu’une colonne décorative.
Demandez enfin la trace des choix : hypothèse, décision, résultat et prochaine étape. Ne rien modifier peut être justifié. N’avoir ni analyse ni décision explicable l’est beaucoup moins.
Le diagnostic rapide laisse deux angles ouverts : la dépense média réconciliée et les actions utilisées pour les enchères. La grille complète prend vingt-cinq à trente minutes, hors analyse juridique.
Séparez coûts média, honoraires et autres prestations. Comparez période, devise et périmètre identiques, avec taxes, avoirs et ajustements. La différence entre un virement global et une dépense affichée n’est pas automatiquement la rémunération de l’agence.
Demandez le rapport de coûts et les justificatifs adaptés. Leur visibilité dépend des accès, du profil et de l’administrateur des paiements. Google précise que la facturation consolidée n’est pas disponible aux agences média et n’est plus proposée aux annonceurs en France au titre de la loi Sapin.
Le refus de transmettre une facture précise ne suffit pas à conclure. L’agence doit néanmoins fournir une preuve réconciliable des dépenses média et expliquer sa méthode. Sans période commune ni justificatif exploitable, la comparaison ne tient pas.
Le CPC moyen n’a de sens qu’à périmètre comparable. Campagnes, requêtes, zones, appareils ou saison peuvent expliquer une hausse. Reliez-la au taux de conversion et à la valeur avant d’agir.
Les parts d’impressions perdues complètent le diagnostic. « Budget » estime les impressions admissibles perdues faute de budget ; « classement », celles perdues pour classement insuffisant. Elles peuvent coexister. Vérifiez période et niveau d’analyse.
Dans Objectifs → Conversions → Récapitulatif, repérez les objectifs utilisés par chaque campagne. Une action principale peut alimenter la colonne « Conversions » et les enchères si l’objectif associé est sélectionné. Une action secondaire reste observable dans « Toutes les conversions ».
Il existe une exception : une action secondaire placée dans un objectif personnalisé peut être utilisée pour les enchères. Un ancien réglage binaire ne suffit donc plus. Il faut croiser le statut de l’action, l’objectif et les réglages de la campagne.
Une visite ou un engagement peut servir de signal secondaire si le choix est justifié. Pour piloter la valeur, cherchez formulaires valides, appels, rendez-vous ou ventes mesurables. Annonceur, agence, développeur et outil de consentement peuvent partager la responsabilité d’un manque.
Google affiche une note de 1 à 10 par mot clé, fondée sur le taux de clics attendu, la pertinence de l’annonce et l’expérience sur la page. Les états reposent sur les recherches correspondant exactement au mot clé et sur une comparaison avec les autres annonceurs au cours des quatre-vingt-dix derniers jours.
Dans Campagnes → Audiences, mots clés et contenu → Mots clés de recherche, ajoutez la note et ses composantes. Priorisez les mots clés qui génèrent impressions, coûts ou valeur. Une majorité brute de notes faibles ne mesure pas l’urgence.
Une composante faible ne prouve pas un CPC excessif et la note n’explique pas seule le classement. Demandez quelle cause a été examinée et quelle amélioration a été retenue ou écartée. L’absence de modification peut être rationnelle ; l’absence de diagnostic, non.
Ne transposez pas cette colonne à Performance Max. Examinez créations, pages, flux éventuel, signaux d’audience, objectifs et qualité des conversions. La cohérence des créations et la qualité des conversions ne résument pas tout le pilotage.
Un compte peut être configuré pour appliquer automatiquement certaines catégories de recommandations. Dans Recommandations, vérifiez les paramètres d’application automatique, les recommandations en attente et l’onglet Historique. Google indique que les catégories disponibles évoluent.
Croisez ensuite ces informations avec l’Historique des modifications. Vous verrez les changements appliqués, mais pas toutes les analyses ayant conduit à ne rien modifier. Demandez donc la règle de sélection, les catégories désactivées, la fréquence de revue et les résultats observés.
L’automatisation n’est ni une preuve de paresse ni une preuve de qualité. Le signal utile est la gouvernance : qui choisit, qui contrôle, sur quels objectifs et avec quelle possibilité de revenir en arrière ? Sans réponse, vous ne savez pas si l’outil sert la stratégie ou la remplace.
Demandez le responsable du suivi, les intervenants, leur rôle et le rythme de revue. Une organisation collective peut être solide, à condition de désigner qui restitue les décisions et répond aux anomalies.
L’ancienneté seule ne prouve rien. Cherchez supervision, maîtrise des réglages, qualité des analyses et continuité. Tout changement d’intervenant doit suivre un processus d’information et de transmission explicite.
La question utile n’est pas « senior ou junior ? », mais : qui décide, qui vérifie et qui restitue ? Cette réponse évalue l’organisation sans caricaturer le modèle de l’agence.
La continuité dépend des accès administrateur, du gestionnaire propriétaire, de l’administrateur des paiements, des balises, des flux, des audiences, des créations et des fichiers de travail. Avant toute dissociation, listez ces éléments et préparez les nouveaux accès.
Relisez aussi durée d’engagement, préavis, pénalités, droits d’usage et prestations de sortie. Leur validité dépend du contrat et du droit applicable ; un enjeu significatif mérite un conseil juridique. Une clause longue n’est pas automatiquement abusive, pas plus qu’une clause courte n’est automatiquement favorable.
Après la création ou une modification importante d’une stratégie d’enchères automatiques, l’état « En apprentissage » peut apparaître. Il n’existe pas de seuil universel pour juger la qualité d’une agence. Attendez que les résultats aient couvert leur délai de conversion et soient arrivés à maturité ; la durée dépend notamment du volume, de la stratégie et de l’ampleur du changement.
Une performance volatile peut accompagner cette période, mais elle ne garantit aucune amélioration future et ne justifie pas tout surcoût. Regardez le statut, la date des modifications, le cycle de conversion, le volume et l’évolution après le délai de conversion. Un calendrier fixe sans ces éléments reste arbitraire.
Le badge Google Partner ajoute un repère, pas un verdict. Google exige des critères de performance, de dépenses et de certification. Le niveau Premier correspond aux trois pour cent d’entreprises participantes les plus performantes dans chaque pays, déterminés chaque année. Vérifiez le répertoire officiel, puis revenez aux preuves du compte.
| Axe | Preuve à réunir | Quand approfondir |
|---|---|---|
| Accès | Rôles directs, gestionnaires, paiement | Sortie dépendante ou droits insuffisants |
| Mesure | Objectifs, actions et données aval | Enchères reliées à un signal sans valeur démontrée |
| Transparence | Décisions, hypothèses, résultats, limites | Chiffres impossibles à reproduire ou à expliquer |
| Impact | Coût, volume, qualité et valeur | Écart significatif pour l’entreprise |
| Réponse | Explication, correctif, responsable, délai | Refus non motivé ou correction invérifiable |
Ne comptez pas les signaux. Une facturation capable d’interrompre la diffusion pèse davantage que plusieurs composants d’annonce anciens. Trois anomalies mineures corrigées ne justifient pas mécaniquement un changement.
Décidez selon gravité, preuve, impact, réponse et possibilité de correction. Pour un audit externe, demandez méthode, données examinées et limites avant d’accepter le verdict.
Dix minutes ne disent pas si l’agence est bonne. Elles disent si vous avez assez de preuves pour poser les bonnes questions.
Le vrai test reste sa capacité à relier chaque choix à votre objectif, à reconnaître les limites de la donnée et à corriger ce qui doit l’être.
Sources officielles vérifiées le 26 juillet 2026 : niveaux d’accès, compte créé par un gestionnaire, effets d’une dissociation, termes de recherche, composants, objectifs de conversion, niveau de qualité, taux d’impressions, colonnes de visibilité, recommandations automatiques, période d’apprentissage, facturation consolidée, page Facturation, critères Google Partners et répertoire officiel.
On vérifie les preuves avant de juger le prestataire.
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