Dans Google Ads, partez d’un seul compte organisé en campagnes. Ouvrez-en un second seulement si une contrainte l’exige : autre annonceur, devise, fuseau horaire, facturation, accès ou objectifs séparés. Les conversions et certaines enchères peuvent être mises en commun ; budgets, accès et historique restent propres à chaque compte.
Le nombre de comptes est l’une des premières décisions pour structurer vos campagnes Google Ads. Ce choix pèse ensuite sur vos factures, vos accès et la mesure de vos conversions. Revenir sur ce choix demande du travail : des campagnes copiées d’un compte à l’autre repartent sans leurs résultats passés.
Un compte unique convient tant que la même entreprise paie, dans la même devise et le même fuseau horaire, avec des objectifs cohérents. Vos marques, établissements, pays ou gammes deviennent alors des campagnes distinctes dans ce compte. Vous évitez de multiplier les accès, les factures et les réglages à tenir à jour.
Ce choix simplifie aussi la lecture des résultats. Vous centralisez les contrôles et les réglages communs, tout en gardant ceux qui diffèrent par campagne. La question de regrouper ou séparer les données se règle ensuite là où elle a un effet réel : la campagne, la conversion suivie ou la stratégie d’enchères.
« Une activité, un compte » n’est pas une règle Google Ads. Séparer ne fait pas baisser les résultats à coup sûr, mais cela ajoute des budgets, des alertes et des accès à surveiller. Si le seul besoin est de clarifier les rapports, des campagnes distinctes suffisent.
Deux comptes Google Ads ne sont pas deux dossiers d’une même interface. Chacun garde ses campagnes, ses budgets, ses utilisateurs, sa facturation, sa devise, son fuseau horaire et son historique. Copier une campagne vers un autre compte transfère sa structure, ses annonces et ses réglages.
En revanche, la copie ne transfère ni les affichages passés, ni les clics, ni les conversions. L’apprentissage en cours de la stratégie d’enchères ne suit pas non plus : la nouvelle campagne repart sans historique.
La séparation n’est pourtant pas totale. Un compte administrateur peut mettre en commun la mesure des conversions et certaines stratégies d’enchères entre plusieurs comptes. Avant de séparer, listez ce qui restera propre à chaque compte et ce que vous mettrez en commun.
Chacune de ces raisons correspond à un réglage ou à une règle que Google applique au compte entier.
Si seule la présentation diffère, des campagnes distinctes dans le même compte suffisent. La question à poser reste la même : quel réglage ou quelle décision exige vraiment un second compte ?
Diriger les annonces de deux comptes vers le même domaine n’est pas, à lui seul, une infraction. Le risque vient des contenus et des recherches visées, pas de l’adresse.
La règle de Google sur l’avantage déloyal concerne la visibilité obtenue, pas le seul nombre de comptes.
Elle interdit d’essayer d’afficher plusieurs annonces pour le même site ou la même entreprise dans un même emplacement publicitaire. Passer par un autre compte, un sous-domaine ou même un autre domaine ne met pas à l’abri de cette règle. Chaque site promu doit apporter une valeur distincte à l’internaute.
À l’inverse, deux marques peuvent partager un domaine si elles proposent des offres vraiment différentes.
Même sans infraction, dupliquer les annonces ne garantit pas davantage de visibilité. Quand plusieurs annonces mènent à des pages similaires pour une même recherche, Google Ads peut ne retenir que la mieux classée pour un même emplacement. Deux comptes qui visent les mêmes recherches rendent surtout les résultats illisibles : vous devez reconstituer le rôle de chaque budget et de chaque exclusion.
Un compte administrateur Google Ads (encore appelé MCC) sert à gérer plusieurs comptes depuis une seule connexion. Il peut créer des conversions communes aux comptes rattachés, avec une seule balise sur le site. Chaque compte utilise alors soit ses propres conversions, soit celles du compte administrateur, pas les deux à la fois.
Il peut aussi créer une stratégie de portefeuille : une même stratégie d’enchères appliquée à des campagnes de plusieurs comptes. Pour les annonces dans les résultats de recherche, six stratégies s’y prêtent. Pour Shopping, seule la stratégie ROAS cible le permet (elle vise une valeur de conversion par euro dépensé).
| Sujet | Peut être mis en commun | Reste propre à chaque compte |
|---|---|---|
| Conversions | Conversions, balise et rapports du compte administrateur | Le choix entre ses conversions et celles du compte administrateur |
| Enchères | Stratégie de portefeuille pour les campagnes compatibles | Les stratégies hors portefeuille |
| Campagnes et budgets | La consultation et la gestion depuis le compte administrateur | Campagnes, budgets quotidiens et budgets partagés |
| Accès et réglages | L’administration, selon les droits accordés | Utilisateurs directs, devise, fuseau horaire et facturation |
| Historique | Certains rapports regroupés | Les données passées de chaque compte |
Ces outils améliorent la gestion de comptes déjà justifiés. Ils ne donnent pas une raison de créer des comptes pour ranger l’interface.
Le nombre de conversions ne décide pas, à lui seul, du nombre de comptes. Le volume à surveiller est celui dont dispose chaque stratégie d’enchères pour atteindre son objectif.
Repérez d’abord les campagnes qui partagent aujourd’hui la même conversion et la même stratégie. Si la séparation leur impose deux stratégies, une par compte, chacune peut disposer de moins de conversions. Si une stratégie de portefeuille continue de les regrouper, compter par compte n’a plus de sens : Google utilise alors les données du portefeuille pour régler les enchères. En Shopping multicomptes, chaque campagne conserve toutefois sa cible.
Avant de trancher, comparez la situation actuelle et la situation prévue sur une période représentative :
Si deux marchés sont déjà pilotés par des stratégies d’enchères distinctes, les répartir dans deux comptes ne divise pas une stratégie commune. La copie des campagnes ne transfère toutefois pas leur historique. Couper en deux une stratégie qui marche peut, en revanche, la priver d’une partie de ses conversions. Mettre les conversions en commun ne sert à rien si le suivi est mauvais : beaucoup de conversions mal comptées faussent les enchères.
Quand une agence gère votre compte, les données restent dans votre compte. Le compte administrateur de l’agence peut toutefois recevoir le rôle d’administrateur propriétaire, qui lui donne des droits de gestion étendus. Si l’agence crée votre compte, son compte administrateur reçoit ce rôle automatiquement. Si elle rattache un compte que vous aviez déjà, ce rôle ne lui est pas attribué d’office.
Dans les deux cas, gardez au moins un utilisateur administrateur direct chez vous, avec une récupération et une sécurité que vous contrôlez. Un administrateur direct peut détacher le compte de l’agence. Le compte garde alors l’historique de ses campagnes et l’accès aux fonctions de Google Ads.
Le risque se trouve dans ce qui dépendait de l’agence. Avant de quitter l’agence, préparez chacun de ces points :
Si une contrainte claire l’exige et que la mise en commun est prête, créez le second compte. Sinon, gardez un seul compte et organisez-le en campagnes.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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