Deux campagnes Google Ads qui rapportent 4 € de ventes par euro de publicité ne dégagent pas la même marge si leurs taux de marge diffèrent. Divisez la marge de vos ventes, avant publicité, par la dépense Google Ads : à 1, la publicité est remboursée ; au-dessus, il reste de l’argent.
Dans cette comparaison, le ROAS rapporte le chiffre d’affaires des ventes que Google Ads relie à vos annonces (les ventes « attribuées ») au coût de ces annonces. Un ROAS de 4 veut dire, par exemple, 4 € de ventes pour 1 € de publicité. Le POAS (« profit on ad spend ») remplace le chiffre d’affaires par la marge de ces mêmes ventes. La marge est ce qu’elles rapportent une fois les coûts variables payés, avant la publicité.
Un tableur suffit pour intégrer la marge de chaque campagne à l’analyse de la rentabilité d’un site e-commerce.
Le mot « profit » est ambigu, alors précisez ce que vous divisez par la dépense publicitaire : ici, la marge avant publicité. Avec un POAS de 1, la marge couvre exactement la publicité. Au-dessus, il reste de l’argent une fois la publicité payée ; en dessous, la campagne ne rentabilise pas sa publicité.
Ce seuil de 1 n’indique rien sur le bénéfice de l’entreprise, parce que les charges fixes, les salaires et les impôts ne sont pas dans le calcul.
Partez du montant des ventes, puis retirez les coûts variables que vous connaissez.
Un coût que vous ne connaissez pas reste hors du calcul : écrivez-le à côté du résultat, plutôt que de présenter le POAS comme complet. La même liste de coûts et la même règle d’attribution s’appliquent ensuite à chaque gamme. Compter les retours sur une gamme et les oublier sur l’autre fausse le classement.
Prenons deux campagnes. La campagne A dépense 10 000 € de publicité et vend pour 40 000 € de produits, avec 25 % de marge. La campagne B dépense les mêmes 10 000 € et vend aussi pour 40 000 €, mais sur une gamme à 50 % de marge.
Au ROAS, les deux campagnes affichent 4. Avant publicité, A dégage 10 000 € de marge et B en dégage 20 000 €. Une fois les 10 000 € de publicité payés, il reste 0 € à A et 10 000 € à B. Le POAS de A est de 1, celui de B est de 2. Le ROAS qui couvre la publicité dépend donc de votre marge ; le seuil du POAS est 1 pour tout le monde.
Le ROAS compare les ventes par euro publicitaire, le POAS la marge par euro publicitaire. Le ROAS seul peut alors pousser le budget vers les produits qui se vendent beaucoup et rapportent peu.
Vous pouvez calculer le POAS dans un tableur, le suivre dans Google Ads, ou l’utiliser dans les enchères automatiques de Google. Choisissez le niveau que vos données permettent.
L’erreur classique est d’attendre de pouvoir envoyer la marge à Google Ads pour commencer à la calculer.
Le premier objectif est un POAS supérieur à 1, le seuil où la marge rembourse la publicité. Au-delà, la bonne cible dépend de votre trésorerie, des charges fixes à couvrir et de la croissance que vous cherchez. Elle dépend aussi de la part de ces ventes que vous auriez faites sans publicité. Il n’existe pas de POAS « normal » par secteur à recopier.
Si vous passez au niveau 3 et remplacez le chiffre d’affaires par la marge, votre ROAS cible doit être recalculé à partir de l’historique de cette nouvelle valeur. Si votre marge est de 25 %, une cible de 400 % sur les ventes (ROAS de 4) correspond à 100 % sur la marge (ROAS de 1).
Non. Une plateforme spécialisée automatise le calcul, mais elle ne choisit pas vos coûts à votre place. Faites d’abord un tableau que vous pouvez vérifier ligne par ligne, puis comparez-le aux chiffres de Google Ads. S’ils divergent, je commence par chercher ce qui manque : un coût, un retour, ou une vente que Google Ads ne relie pas au même clic que vous.
Un POAS moyen de 2 n’indique pas ce que rapportera le prochain millier d’euros de budget. Comparez donc vos campagnes à plusieurs paliers de budget, et mesurez ce que rapporte l’euro suivant. Une attribution plus fine reste une attribution : elle ne prouve pas ce qui se serait vendu sans la publicité. Pour le savoir, il faut un test avec un groupe témoin, pas un autre ratio.
Le POAS est prioritaire si vos gammes ont des marges très différentes. Si toutes vos gammes ont à peu près le même taux de marge, il apporte peu, parce que ROAS et POAS classent alors vos campagnes dans un ordre proche.
Sa limite est celle de vos données. Si les retours ou certains frais manquent sur une gamme, sa marge paraît plus haute qu’elle ne l’est et le calcul la favorise à tort. S’il manque les achats suivants du même client, c’est l’inverse : la gamme qui fidélise paraît moins rentable. Des enchères fondées sur cette valeur reproduisent ensuite la même erreur.
Ajoutez deux colonnes à votre tableau de campagnes : la marge avant publicité, et ce qui reste une fois la publicité payée. Notez à côté la liste des coûts retirés. Vos décisions de budget se prennent ensuite à partir de ces deux colonnes.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
Réserver un appel