Avant d'augmenter votre budget Google Ads, calculez la marge que chaque commande dégage une fois la publicité payée. Votre stock et votre trésorerie doivent suivre. Augmentez ensuite par paliers : chaque palier se juge sur la marge gagnée en plus, pas sur la moyenne de vos résultats.
Pour décider d'augmenter votre budget Google Ads en e-commerce, partez de votre marge, pas de vos seuls résultats publicitaires. Aucune campagne ne vous indique combien investir de plus, ni quelle perte accepter.
Le ROAS rapporte la valeur attribuée aux annonces à leur coût. Si cette valeur correspond au chiffre d’affaires, il ne donne pas votre marge. La marge indique ce qu'une commande vous rapporte, et la trésorerie ce que vous avez en caisse.
Quand la trésorerie se tend, ne cherchez pas la cause seulement dans la publicité. Le stock, la TVA et les délais d'encaissement peuvent vider la caisse, même quand chaque commande dégage une marge. À l'inverse, un bon ROAS peut cacher des commandes qui vous font perdre de l'argent.
Ici, la marge est ce qu'une commande dégage une fois ses coûts variables payés. Pour calculer cette marge après coûts variables, partez des ventes hors taxes, nettes des remises et remboursements, puis retirez ce que chaque vente entraîne :
Vous obtenez la marge avant publicité, puis la marge après publicité une fois la publicité déduite. Aucune des deux n'inclut les frais fixes, les impôts ou les frais financiers : ce n'est pas votre bénéfice comptable. Rapprochez-les de votre compte de résultat.
Dans Google Ads, le ROAS est la valeur de conversion totale, ici celle des achats, divisée par les dépenses. Par exemple, un ROAS de 4 signifie 4 € de valeur pour 1 € de publicité.
Le ROAS dépend donc de la valeur que vous transmettez, chiffre d'affaires ou marge. Il ignore les coûts que cette valeur n'inclut pas et ne prouve pas que les annonces ont provoqué ces ventes.
Commencez par le suivi des conversions : l’achat doit guider les enchères si l’objectif est de vendre. Contrôlez l’action principale et les objectifs choisis dans la campagne. Contrôlez aussi la devise, les taxes, les remises et les remboursements.
Une commande comptée deux fois gonfle les résultats, et une commande qui ne remonte pas les réduit. Respectez la fenêtre de conversion et les délais d’import hors ligne : jusqu’à 90 jours après le clic en standard, 63 avec le suivi avancé pour les prospects. Si vous lisez les chiffres trop tôt, les ventes tardives n'y figurent pas encore.
Les conversions avancées envoient à Google des données client hachées pour mieux rapprocher les ventes des annonces, avec les consentements requis. Elles ne corrigent ni un doublon, ni une mauvaise valeur, ni une marge mal calculée.
La croissance se juge aussi sur le coût d'acquisition d'un nouveau client (CAC), publicité et frais compris. Pour comparer deux CAC, gardez les mêmes dépenses incluses, la même définition du nouveau client et la même période.
Mettez ce CAC en face de la valeur vie client : la marge qu'un client dégage sur toutes ses commandes, retours déduits. Calculez-la pour les mêmes clients que le CAC, en indiquant la durée sur laquelle vous estimez leur marge future. Sur une longue durée, ramenez les gains futurs à leur valeur d'aujourd'hui. Reste à savoir en combien de temps la marge rembourse ce CAC : un client rentable au bout de douze mois peut rester impossible à financer aujourd'hui.
Un ROAS moyen peut mélanger nouveaux clients et clients existants. Un visiteur déjà venu sur le site n’a pas forcément acheté. Ce ROAS ne montre pas quel groupe a créé la valeur. Le remarketing auprès de ces visiteurs peut afficher un meilleur ROAS. Ce n'est ni garanti, ni la preuve que la publicité a provoqué ces ventes.
Séparez d'abord ces groupes dans vos rapports. Google Ads propose aussi des objectifs de cycle de vie client pour gagner de nouveaux clients ou faire revenir des clients inactifs. Scinder acquisition et remarketing en deux campagnes peut répartir les conversions entre les deux et laisser à chacune moins de données pour ses enchères. Faites-le seulement si vos rapports le justifient.
Une hausse de dépense peut changer les enchères gagnées et les recherches sur lesquelles vos annonces s'affichent. Le rendement de l'euro ajouté peut donc baisser, rester stable ou progresser. D'où l'intérêt de monter le budget par paliers, avec un rythme et des garde-fous fixés d'avance.
Divisez la marge avant publicité gagnée en plus par la dépense ajoutée. Comparez des périodes similaires en laissant arriver les ventes tardives. Un avant/après seul n’isole pas l’effet du budget. Une baisse du ROAS moyen peut rester acceptable si la dépense ajoutée rapporte plus de marge qu'elle ne coûte. Encore faut-il que le stock, la trésorerie et la préparation des commandes suivent.
La saison ne change pas la logique du calcul, mais elle peut en changer les données : prix, retours, logistique ou délai d'encaissement. Préparez Black Friday et Noël sur vos propres historiques, avec une simulation du stock et de la marge avant la promotion. Le Planificateur de performances tient compte de la saison et des concurrents. Il donne un scénario, pas le rendement futur exact.
Quand le ROAS baisse à une date précise, cherchez ce qui a changé ce jour-là, dans les prix, le catalogue, le suivi ou les enchères. Modifier la campagne au hasard efface le point de comparaison dont vous avez besoin.
Vous pouvez renforcer une campagne existante ou en tester un nouveau type. Chaque type de campagne fonctionne à sa façon, et certains diffusent à plusieurs endroits à la fois. Ne les traitez pas comme des canaux indépendants les uns des autres.
Sur les annonces de recherche et les annonces produit, les parts d’impressions perdues faute de budget ou de classement donnent du contexte, lorsque ces indicateurs sont compatibles avec votre stratégie. Avec Maximiser les conversions, Google juge la colonne « part d’impressions perdue (budget) » incompatible et recommande le simulateur de budget, s’il est disponible. Ces données ne prouvent pas que la demande est épuisée. Croisez-les avec le coût du clic, la part des visiteurs qui achètent et le rendement du palier.
Un nouveau type de campagne demande une période d'observation qui couvre son apprentissage et votre délai de vente. Sa première tranche de budget ne suffit pas toujours pour conclure. Si l'enjeu le justifie, lancez une expérience pour mesurer ce que la campagne rapporte en plus. Choisissez ensuite l'option qui ajoute le plus de marge pour le risque accepté.
Le CPA, votre coût moyen par vente, vaut le CPC moyen divisé par le nombre d’achats par clic, sur les mêmes campagnes et la même période. Ce calcul montre où se trouve l'écart, pas encore pourquoi.
La hausse peut venir de la publicité ou de votre entreprise :
Je fixe une date, j'attends que les ventes arrivent, puis je découpe les chiffres par campagne, produit, appareil et zone. Couper la dépense peut réduire les ventes, mais ne répare ni un code de suivi cassé ni une page qui vend moins.
Avant chaque hausse, vérifiez par écrit au moins ces trois points, à adapter à votre campagne.
Suivez la marge et la trésorerie dans deux tableaux distincts, car une commande rentable peut quand même vider la caisse. Cette méthode suppose aussi des commandes comptées une fois, des valeurs rapprochées de vos ventes et des coûts à jour. Sur des données incomplètes, augmenter la dépense amplifie l'erreur.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
Réserver un appel