Les sitelinks sont des liens supplémentaires sous l’annonce, chacun avec son titre, ses deux lignes de description optionnelles et son URL propre. Ils agrandissent l’annonce et routent chaque visiteur vers la page adaptée à son intention. Non garantis à chaque impression, ils ne valent que si chaque lien pointe vers une destination distincte et pertinente.
Les sitelinks sont un composant important des extensions et assets d’annonces Google Ads : ils ajoutent des chemins utiles sous l’annonce au lieu de remplir l’espace avec des liens génériques. Ils se posent au niveau compte, campagne ou groupe d’annonces, sur le réseau de recherche comme sur les autres surfaces où Google diffuse vos annonces.
Un sitelink fait deux choses à la fois. Il occupe l’espace : chaque ligne supplémentaire rend l’annonce plus visible et donne plus de points d’entrée. C’est un asset d’extension d’annonce parmi d’autres, et il joue sa partition dans cet ensemble.
Et il route l’intention : chaque lien est une bifurcation, « Tarifs » pour celui qui compare, « Demander un devis » pour celui qui est prêt, « Nos réalisations » pour celui qui doute. Deux visiteurs cliquent la même annonce et partent vers deux pages différentes, chacune adaptée à où il en est.
Ces deux fonctions partagent une condition : la pertinence de la destination. Quatre sitelinks vers l’accueil, ce ne sont pas quatre vrais chemins. C’est le même lien répété, avec une aide limitée pour l’utilisateur. L’espace est occupé en apparence ; l’intention n’est pas mieux servie.
La bonne méthode renverse la question : non pas « quels liens ai-je sous la main » mais « quelles bifurcations d’intention veux-je offrir ». Reprenez la typologie d’intentions du pilier mots-clés et déclinez-la en destinations : l’acheteur prêt (devis, contact direct), le comparateur (tarifs, offres), l’hésitant en quête de preuve (réalisations, avis, crédibilité), l’informationnel résiduel (guide, FAQ). Cette liste de pages candidates part de vos requêtes de recherche réelles, pas d’une intuition.
Cette grille est la même que celle qui sépare les types d’intention de recherche : un sitelink ne fait que router, en sortie d’annonce, ce que le mot-clé a déclenché en entrée.
Quatre à six liens distincts, chacun vers sa page, pas l’accueil. Les descriptions méritent aussi d’être remplies : deux lignes par lien, c’est l’occasion d’expliquer clairement ce que l’utilisateur trouvera après le clic. Le même réflexe que pour les accroches et extraits qui densifient l’annonce : du texte court, utile, sans jargon.
L’asymétrie de diffusion impose d’en fournir assez : comme tout asset, les sitelinks sont servis à la discrétion du système, en nombre variable. Il lui faut un vivier de bons liens distincts pour composer selon le contexte. Même discipline que pour les groupes d’annonces : de la variété utile, sans répétition qui dilue.
Cette discipline sert d’abord l’expérience utilisateur : un visiteur qui clique un sitelink doit retrouver exactement ce que le libellé annonçait. C’est ce qui distingue un vivier qui guide d’un vivier qui décore.
Les sitelinks ne sont pas une zone de texte libre, même si vous les gérez comme les autres composants de vos groupes d’annonces. Ignorez les spécifications officielles et c’est le système qui tranche à votre place, souvent par troncature.
Le titre d’un sitelink doit rester court. Au-delà des limites d’affichage, le message se coupe. Conséquence directe sur la rédaction : pas de jargon interne, pas de phrase, un libellé court qui dit ce qu’il fait, « Demander un devis », « Voir les tarifs », pas « Découvrez notre offre complète ».
Pour que les sitelinks puissent s’afficher, Google demande au moins deux liens annexes actifs. Pour améliorer l’Ad Strength RSA, Google recommande plutôt six sitelinks disponibles au niveau compte, campagne ou groupe d’annonces. Côté Search, un clic sur un sitelink est facturé comme un clic sur l’annonce, avec un maximum de deux clics facturés par impression.
Le nombre de sitelinks visibles varie selon la surface. Avoir beaucoup de sitelinks dans le compte ne garantit pas qu’ils s’affichent tous : c’est une contrainte de format, pas de configuration.
| Format | Affichage courant | Particularités |
|---|---|---|
| Search desktop | au moins 2, plusieurs possibles | Affichage horizontal ou vertical selon position et contexte |
| Search mobile | jusqu’à 8 en carrousel | Les premiers liens restent prioritaires |
| YouTube vidéo mobile | 2 à 4 liens | Sur annonces vidéo éligibles, mobile uniquement |
| Demand Gen | jusqu’à 4 liens | Mobile et ordinateur selon format |
Cette asymétrie confirme la règle du vivier : fournissez assez de liens distincts de qualité pour laisser le système composer selon le contexte, quel que soit le type de campagne où vous les diffusez.
Le piège le plus négligé : concevoir vos sitelinks uniquement sur un écran d’ordinateur. Sur mobile, souvent la majorité du trafic, moins de sitelinks s’affichent, le format diffère, et les premiers comptent plus que les suivants.
Conséquences concrètes : l’ordre de priorité compte (les liens les plus stratégiques en tête, ils seront les seuls vus sur petit écran), les libellés doivent être courts et clairs (un sitelink tronqué ne route personne), et la destination doit être mobile-friendly. Router un mobinaute vers une page lente ou illisible, c’est gâcher la bifurcation au moment où elle aboutit.
À garder en tête : vous ne contrôlez ni combien de sitelinks s’afficheront, ni lesquels, ni dans quel ordre exact. Vous contrôlez la qualité et la priorité du vivier. Concevez pour le cas mobile le plus serré, puis laissez les formats plus larges utiliser le reste.
Et raisonnez en surface totale : sur mobile, les composants image qui accompagnent l’annonce prennent de la place au même endroit que vos sitelinks. Avant d’ajouter un composant de plus, demandez-vous s’il aide à afficher une intention distincte ou s’il ne fait qu’occuper l’écran.
Google peut générer et afficher des sitelinks automatiquement, sans que vous ayez rien configuré. C’est une porte de secours que vous laissez ouverte dès que votre vivier de liens annexes est vide ou pauvre.
Les sitelinks dynamiques sont générés automatiquement par Google à partir des pages de votre site, sans configuration manuelle obligatoire. Le système inspecte la structure du site et le comportement utilisateur sur le réseau pour proposer des liens qu’il juge pertinents pour la requête. Ils peuvent s’afficher seuls si vous n’avez pas de sitelinks manuels actifs, ou en complément des manuels. Vous gardez moins de contrôle sur les libellés, les destinations et l’ordre. Un vivier manuel pauvre laisse donc plus de place au système.
Pour désactiver ou mettre en pause les dynamiques : dans l’interface Google Ads, cherchez les composants automatiques, puis filtrez les liens annexes automatiques. Si vous ne les voyez pas dans le compte, vérifiez aussi les paramètres d’optimisation des composants. Le but n’est pas de tout couper par principe, mais de savoir quand Google complète un vivier manuel trop pauvre.
La génération automatique d’assets par l’IA Google dépasse les sitelinks, pour l’angle complet sur ce que Gemini produit sans vous demander, voir la page sur la génération d’assets par IA.
Sitelinks manuels
Sitelinks dynamiques
La mécanique de substitution est une raison supplémentaire de soigner le vivier : si vos sitelinks manuels sont de mauvaise qualité ou en nombre insuffisant, les dynamiques comblent le vide avec ce que le système juge bon, pas ce que vous auriez choisi.
Oui, ils peuvent y contribuer. Google indique que le nombre de liens annexes disponibles fait partie des facteurs de l’Ad Strength des annonces responsives sur le Réseau de Recherche. Le repère à viser est clair : au moins six sitelinks disponibles au niveau compte, campagne ou groupe d’annonces.
Mais l’Ad Strength ne remplace pas le jugement éditorial. Six liens annexes génériques peuvent aider la jauge sans bien guider l’utilisateur. L’objectif reste donc double : fournir assez de sitelinks pour la couverture système, et garder des destinations utiles, distinctes, lisibles.
Un sitelink non mesuré reste difficile à juger. Vous ne savez pas s’il aide l’utilisateur à trouver la bonne page ou s’il consomme des clics sans améliorer le résultat. L’interface Google Ads expose les données nécessaires, à condition de savoir où les chercher et comment les lire, la même logique que pour tout suivi de conversion côté Search.
Le tableau de vos liens annexes ne se somme pas naïvement. Les lignes de composants ne racontent pas la même chose que les totaux globaux de la campagne, surtout quand plusieurs formats d’assets peuvent être en concurrence ou en complément. Lisez chaque sitelink en relatif (son CTR vs les autres sitelinks du même cluster), pas comme un total comptable isolé.
Autre limite : les composants prix et promotion s’affichent parfois en concurrence ou en complément des sitelinks sur la même annonce, les impressions peuvent se répartir entre ces formats sans que le tableau des sitelinks ne le signale clairement.
Ouvrez vos sitelinks actuels et lisez leurs URL de destination. Combien pointent vers l’accueil ou se répètent ? Chaque doublon retire une option utile à l’utilisateur.
Reconstruisez en carte d’intentions : souvent 4 à 6 liens distincts au minimum, chacun vers sa page dédiée, descriptions remplies, les plus stratégiques en tête pour le mobile, posés au bon niveau. Puis bouclez la branche assets : ce qui route l’intention ici peut se doubler de l’urgence d’un compte à rebours dans l’annonce pour pousser le comparateur à trancher.
Les sitelinks occupent l’espace en guidant, pas en remplissant. Les vôtres guident-ils, ou remplissent-ils ?
On repart de vos intentions et de vos vraies destinations.
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