Sitelinks Google Ads : bonnes pratiques pour router l’intention

En bref

Les sitelinks sont des liens supplémentaires sous l’annonce, chacun avec son titre, ses deux lignes de description optionnelles et son URL propre. Ils agrandissent l’annonce et routent chaque visiteur vers la page adaptée à son intention. Non garantis à chaque impression, ils ne valent que si chaque lien pointe vers une destination distincte et pertinente.

Les sitelinks sont un composant important des extensions et assets d’annonces Google Ads : ils ajoutent des chemins utiles sous l’annonce au lieu de remplir l’espace avec des liens génériques. Ils se posent au niveau compte, campagne ou groupe d’annonces, sur le réseau de recherche comme sur les autres surfaces où Google diffuse vos annonces.

Sitelinks
Ces liens annexes sont des assets Google Ads qui s’affichent sous le texte principal de l’annonce : chaque sitelink porte un titre court, deux lignes de description optionnelles et une URL propre. Ils aident à agrandir l’emprise de l’annonce sur la page et à router chaque visiteur vers la destination correspondant à son intention.

Deux fonctions, une condition

Un sitelink fait deux choses à la fois. Il occupe l’espace : chaque ligne supplémentaire rend l’annonce plus visible et donne plus de points d’entrée. C’est un asset d’extension d’annonce parmi d’autres, et il joue sa partition dans cet ensemble.

Et il route l’intention : chaque lien est une bifurcation, « Tarifs » pour celui qui compare, « Demander un devis » pour celui qui est prêt, « Nos réalisations » pour celui qui doute. Deux visiteurs cliquent la même annonce et partent vers deux pages différentes, chacune adaptée à où il en est.

Ces deux fonctions partagent une condition : la pertinence de la destination. Quatre sitelinks vers l’accueil, ce ne sont pas quatre vrais chemins. C’est le même lien répété, avec une aide limitée pour l’utilisateur. L’espace est occupé en apparence ; l’intention n’est pas mieux servie.

Le mauvais réflexe
Quatre sitelinks créés en dix minutes : accueil, contact, à-propos, accueil (bis). La case est cochée, le compte est rempli. Mais l’utilisateur n’a presque aucun choix réel. Le système dispose d’un vivier pauvre, donc il compose moins bien selon le contexte.

La bonne méthode renverse la question : non pas « quels liens ai-je sous la main » mais « quelles bifurcations d’intention veux-je offrir ». Reprenez la typologie d’intentions du pilier mots-clés et déclinez-la en destinations : l’acheteur prêt (devis, contact direct), le comparateur (tarifs, offres), l’hésitant en quête de preuve (réalisations, avis, crédibilité), l’informationnel résiduel (guide, FAQ). Cette liste de pages candidates part de vos requêtes de recherche réelles, pas d’une intuition.

Cette grille est la même que celle qui sépare les types d’intention de recherche : un sitelink ne fait que router, en sortie d’annonce, ce que le mot-clé a déclenché en entrée.

Quatre à six liens distincts, chacun vers sa page, pas l’accueil. Les descriptions méritent aussi d’être remplies : deux lignes par lien, c’est l’occasion d’expliquer clairement ce que l’utilisateur trouvera après le clic. Le même réflexe que pour les accroches et extraits qui densifient l’annonce : du texte court, utile, sans jargon.

L’asymétrie de diffusion impose d’en fournir assez : comme tout asset, les sitelinks sont servis à la discrétion du système, en nombre variable. Il lui faut un vivier de bons liens distincts pour composer selon le contexte. Même discipline que pour les groupes d’annonces : de la variété utile, sans répétition qui dilue.

Cette discipline sert d’abord l’expérience utilisateur : un visiteur qui clique un sitelink doit retrouver exactement ce que le libellé annonçait. C’est ce qui distingue un vivier qui guide d’un vivier qui décore.

  1. Lister les intentions présentes dans vos requêtes cibles. Acheteur prêt, comparateur, hésitant, informationnel. Chaque intention mérite sa destination.
  2. Identifier une page dédiée pour chacune. Si la page n’existe pas, créez-la avant de créer le sitelink.
  3. Rédiger le titre court et les deux lignes de description. Libellé clair, promesse courte, pas de jargon interne.
  4. Trier par priorité mobile. Les liens les plus stratégiques en tête : ce sont ceux qui ont le plus de chances d’apparaître sur petit écran.
  5. Poser au bon niveau. Compte pour les universels (Contact, À-propos), campagne ou groupe pour le spécifique.

Les sitelinks ne sont pas une zone de texte libre, même si vous les gérez comme les autres composants de vos groupes d’annonces. Ignorez les spécifications officielles et c’est le système qui tranche à votre place, souvent par troncature.

Titres courts, minimums et limites de caractères

Le titre d’un sitelink doit rester court. Au-delà des limites d’affichage, le message se coupe. Conséquence directe sur la rédaction : pas de jargon interne, pas de phrase, un libellé court qui dit ce qu’il fait, « Demander un devis », « Voir les tarifs », pas « Découvrez notre offre complète ».

Pour que les sitelinks puissent s’afficher, Google demande au moins deux liens annexes actifs. Pour améliorer l’Ad Strength RSA, Google recommande plutôt six sitelinks disponibles au niveau compte, campagne ou groupe d’annonces. Côté Search, un clic sur un sitelink est facturé comme un clic sur l’annonce, avec un maximum de deux clics facturés par impression.

Le nombre de sitelinks visibles varie selon la surface. Avoir beaucoup de sitelinks dans le compte ne garantit pas qu’ils s’affichent tous : c’est une contrainte de format, pas de configuration.

Format Affichage courant Particularités
Search desktop au moins 2, plusieurs possibles Affichage horizontal ou vertical selon position et contexte
Search mobile jusqu’à 8 en carrousel Les premiers liens restent prioritaires
YouTube vidéo mobile 2 à 4 liens Sur annonces vidéo éligibles, mobile uniquement
Demand Gen jusqu’à 4 liens Mobile et ordinateur selon format

Cette asymétrie confirme la règle du vivier : fournissez assez de liens distincts de qualité pour laisser le système composer selon le contexte, quel que soit le type de campagne où vous les diffusez.

Le piège le plus négligé : concevoir vos sitelinks uniquement sur un écran d’ordinateur. Sur mobile, souvent la majorité du trafic, moins de sitelinks s’affichent, le format diffère, et les premiers comptent plus que les suivants.

Conséquences concrètes : l’ordre de priorité compte (les liens les plus stratégiques en tête, ils seront les seuls vus sur petit écran), les libellés doivent être courts et clairs (un sitelink tronqué ne route personne), et la destination doit être mobile-friendly. Router un mobinaute vers une page lente ou illisible, c’est gâcher la bifurcation au moment où elle aboutit.

À garder en tête : vous ne contrôlez ni combien de sitelinks s’afficheront, ni lesquels, ni dans quel ordre exact. Vous contrôlez la qualité et la priorité du vivier. Concevez pour le cas mobile le plus serré, puis laissez les formats plus larges utiliser le reste.

Et raisonnez en surface totale : sur mobile, les composants image qui accompagnent l’annonce prennent de la place au même endroit que vos sitelinks. Avant d’ajouter un composant de plus, demandez-vous s’il aide à afficher une intention distincte ou s’il ne fait qu’occuper l’écran.

Liens annexes dynamiques : quand Google prend la main à votre place

Google peut générer et afficher des sitelinks automatiquement, sans que vous ayez rien configuré. C’est une porte de secours que vous laissez ouverte dès que votre vivier de liens annexes est vide ou pauvre.

Ce que sont les dynamiques et quand ils peuvent s’afficher

Les sitelinks dynamiques sont générés automatiquement par Google à partir des pages de votre site, sans configuration manuelle obligatoire. Le système inspecte la structure du site et le comportement utilisateur sur le réseau pour proposer des liens qu’il juge pertinents pour la requête. Ils peuvent s’afficher seuls si vous n’avez pas de sitelinks manuels actifs, ou en complément des manuels. Vous gardez moins de contrôle sur les libellés, les destinations et l’ordre. Un vivier manuel pauvre laisse donc plus de place au système.

Pour désactiver ou mettre en pause les dynamiques : dans l’interface Google Ads, cherchez les composants automatiques, puis filtrez les liens annexes automatiques. Si vous ne les voyez pas dans le compte, vérifiez aussi les paramètres d’optimisation des composants. Le but n’est pas de tout couper par principe, mais de savoir quand Google complète un vivier manuel trop pauvre.

La génération automatique d’assets par l’IA Google dépasse les sitelinks, pour l’angle complet sur ce que Gemini produit sans vous demander, voir la page sur la génération d’assets par IA.

Manuels vs dynamiques : ce que vous contrôlez

Sitelinks manuels

  • Libellé et destination choisis par vous
  • Descriptions optionnelles sous votre contrôle
  • Ordre de priorité configurable
  • Correspond exactement à vos intentions de routage
  • Moins de place laissée aux dynamiques si le vivier est riche

Sitelinks dynamiques

  • Libellé généré par Google à partir du site
  • Destination choisie par le système, pas par vous
  • Descriptions et libellés sous contrôle limité
  • Peuvent compléter les manuels absents ou pauvres
  • Mise en veille ou suppression possible au cas par cas

La mécanique de substitution est une raison supplémentaire de soigner le vivier : si vos sitelinks manuels sont de mauvaise qualité ou en nombre insuffisant, les dynamiques comblent le vide avec ce que le système juge bon, pas ce que vous auriez choisi.

Oui, ils peuvent y contribuer. Google indique que le nombre de liens annexes disponibles fait partie des facteurs de l’Ad Strength des annonces responsives sur le Réseau de Recherche. Le repère à viser est clair : au moins six sitelinks disponibles au niveau compte, campagne ou groupe d’annonces.

Mais l’Ad Strength ne remplace pas le jugement éditorial. Six liens annexes génériques peuvent aider la jauge sans bien guider l’utilisateur. L’objectif reste donc double : fournir assez de sitelinks pour la couverture système, et garder des destinations utiles, distinctes, lisibles.

Le réflexe à corriger
Ne traitez pas les sitelinks comme une simple case de score. Ils comptent dans l’Ad Strength, mais ils servent surtout à guider le clic vers la bonne page.

Un sitelink non mesuré reste difficile à juger. Vous ne savez pas s’il aide l’utilisateur à trouver la bonne page ou s’il consomme des clics sans améliorer le résultat. L’interface Google Ads expose les données nécessaires, à condition de savoir où les chercher et comment les lire, la même logique que pour tout suivi de conversion côté Search.

Où trouver les données dans l’interface

  1. Onglet Campagnes → Composants. Dans le menu de gauche, ouvrez l’onglet « Composants » (anciennement Extensions). Filtrez par type « Liens annexes » pour n’afficher que vos sitelinks. Vous voyez impressions, clics, CTR, coût et CPC moyen par sitelink.
  2. Segmentation par « Type de clic ». Cliquez sur « Segmenter » dans le tableau, puis choisissez « Type de clic ». Vous isolez les clics effectués sur le sitelink lui-même versus les clics sur le titre de l’annonce, c’est la donnée utile pour juger chaque lien.
  3. Filtrer par seuil d’impressions. Ne lisez pas le CTR d’un sitelink à 50 impressions. Attendez un volume significatif avant de tirer une conclusion, les données de faible volume amplifient le hasard, pas la performance réelle.
  4. Décider : pause ou vivier. Un sitelink avec un CTR significativement inférieur à la moyenne du cluster mérite d’être mis en pause, non parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il dilue le vivier. Remplacez-le par une bifurcation d’intention différente. Le rapport complet des assets RSA suit la même logique, voir le rapport combinaisons RSA pour la lecture croisée, les mêmes composants, lus sous un autre angle de performances.

Le piège comptable à ne pas commettre

Le tableau de vos liens annexes ne se somme pas naïvement. Les lignes de composants ne racontent pas la même chose que les totaux globaux de la campagne, surtout quand plusieurs formats d’assets peuvent être en concurrence ou en complément. Lisez chaque sitelink en relatif (son CTR vs les autres sitelinks du même cluster), pas comme un total comptable isolé.

Autre limite : les composants prix et promotion s’affichent parfois en concurrence ou en complément des sitelinks sur la même annonce, les impressions peuvent se répartir entre ces formats sans que le tableau des sitelinks ne le signale clairement.

L’essentiel
  • Un sitelink route une intention : il pointe vers sa page dédiée, pas vers l’accueil.
  • Pour l’éligibilité, prévoyez au moins deux liens. Pour l’Ad Strength, visez au moins six sitelinks disponibles.
  • L’ordre compte : les liens les plus stratégiques doivent être en tête pour les formats mobiles.
  • Posez les universels au niveau compte, et ajoutez des liens plus spécifiques au niveau campagne ou groupe quand le contexte le justifie.

À trancher

Ouvrez vos sitelinks actuels et lisez leurs URL de destination. Combien pointent vers l’accueil ou se répètent ? Chaque doublon retire une option utile à l’utilisateur.

Reconstruisez en carte d’intentions : souvent 4 à 6 liens distincts au minimum, chacun vers sa page dédiée, descriptions remplies, les plus stratégiques en tête pour le mobile, posés au bon niveau. Puis bouclez la branche assets : ce qui route l’intention ici peut se doubler de l’urgence d’un compte à rebours dans l’annonce pour pousser le comparateur à trancher.

Les sitelinks occupent l’espace en guidant, pas en remplissant. Les vôtres guident-ils, ou remplissent-ils ?

Questions fréquentes

C’est quoi les sitelinks dans Google Ads ?
Des liens supplémentaires qui s’affichent sous le texte de votre annonce, chacun avec son titre court, ses descriptions optionnelles et son URL propre. Ils agrandissent votre annonce et guident chaque visiteur vers une page plus précise.
Combien de sitelinks faut-il créer ?
Il faut au moins deux sitelinks actifs pour l’affichage. Pour l’Ad Strength RSA, Google recommande au moins six liens annexes disponibles au niveau compte, campagne ou groupe d’annonces. Le bon vivier reste surtout composé de liens distincts, utiles et reliés à une page dédiée.
Pourquoi mes sitelinks ne s’affichent-ils pas à chaque fois ?
Comme tous les assets, les sitelinks sont servis selon le contexte, la surface, la position et la qualité de l’annonce. Ils ne sont pas garantis à chaque impression. Le meilleur levier reste de fournir des liens clairs, distincts et réellement utiles.
Où poser les sitelinks, au niveau compte ou campagne ?
Posez les sitelinks universels (Contact, À-propos, Témoignages) au niveau compte, puis ajoutez des sitelinks spécifiques au niveau campagne ou groupe d’annonces quand l’offre ou le segment le demande. Les niveaux inférieurs contextualisent le vivier sans forcément remplacer tous les liens du compte.
Faut-il obligatoirement remplir les descriptions des sitelinks ?
Non, elles sont optionnelles. Mais les remplir aide souvent l’utilisateur à comprendre la différence entre deux liens. Gardez des descriptions courtes, concrètes, directement reliées à la page de destination.
Peut-on utiliser le même sitelink dans plusieurs campagnes ?
Oui, si le lien est pertinent pour plusieurs campagnes. Évitez en revanche les textes identiques ou très proches dans un même vivier : Google n’autorise pas la répétition du même texte de lien annexe, même si les destinations changent.
Vincent Duquesne, consultant Google Ads
Vincent Duquesne
Expert Google Ads Certifié depuis 2011 : j’ai audité et restructuré des centaines de comptes dans des dizaines de thématiques différentes. +20M€ gérés.
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