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Mentions légales publicité France : socle transverse, étages sectoriels, tout le tunnel

En bref

Conformité publicitaire en France : socle transverse pour tous (SIREN, LCEN, pub non trompeuse), puis étages sectoriels selon votre profession et votre produit (carte T, loi Évin, mention crédit). La conformité ne s’arrête pas au texte de l’annonce : elle court sur tout le tunnel. Le cadre bouge. Rien ne se grave sans date.

La contrainte de base : deux étages qui s’additionnent

La conformité d’une publicité en France ne se lit pas sur un seul niveau, elle s’empile. Premier étage, le socle transverse, qui s’applique à tout annonceur, quel que soit le secteur. Il repose sur un principe : l’information loyale du consommateur.

En découlent l’identification de l’annonceur (raison sociale, numéro SIREN, mention RCS suivie de la ville du greffe, siège social) et l’interdiction de la publicité trompeuse. Dès qu’un site porte une activité commerciale, de la publicité ou de l’affiliation, ce qui le rend « professionnel » au sens de la loi, s’ajoutent les mentions légales LCEN (loi pour la confiance dans l’économie numérique, 2004) : identité de l’éditeur, coordonnées de l’hébergeur, directeur de publication.

Second étage, les mentions sectorielles, qui s’ajoutent au socle selon ce que vous êtes et ce que vous vendez. C’est là que la plupart des comptes se découvrent non conformes sans le savoir.

Mentions légales LCEN
Obligations issues de la loi du 21 juin 2004 : tout site à activité commerciale doit identifier son éditeur, son hébergeur et son directeur de publication. S’applique dès qu’il y a de la publicité ou de l’affiliation, même sans vente directe.

L’étage sectoriel : profession réglementée et produit sensible

Deux familles d’étages sectoriels. La profession réglementée : si vous êtes avocat, médecin, expert-comptable, architecte ou agent immobilier, vous devez mentionner l’ordre ou l’organisme dont vous dépendez, votre titre professionnel et l’État où il a été délivré, ainsi que la référence aux règles applicables.

Cas emblématique : l’agent immobilier doit afficher son numéro de carte professionnelle (carte T), l’autorité qui l’a délivrée et son garant financier. Pour l’avocat, ces obligations se combinent au cadre déontologique de la communication, traité dans sa page sectorielle.

Le produit sensible : chaque secteur encadré ajoute ses mentions propres. L’alcool, sous la loi Évin, n’est diffusable que sur certains supports et doit porter un message sanitaire (« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé »).

Le crédit à la consommation doit afficher une mention obligatoire sur le coût et l’obligation de remboursement, et c’est l’exemple parfait du cadre mouvant : cette mention change de formulation au 20 novembre 2026 (via l’ordonnance 2025-880). Les produits d’investissement doivent avertir sur les risques et le coût.

Et certains secteurs, la santé notamment, vont jusqu’à l’interdiction ou la restriction sévère, comme la clinique esthétique le montre à l’extrême.

L’erreur que je vois le plus
Croire que la conformité s’arrête au texte de l’annonce. Une annonce sobre qui renvoie vers une page sans mentions légales, sans identification ou avec une promesse trompeuse n’est pas conforme. Le tunnel entier est en jeu : annonce, extensions, page de destination.

Le point que Google Ads fait souvent rater : tout le tunnel

La conformité court sur tout le tunnel, l’annonce et la page de destination. Distinguez aussi deux cadres cumulatifs : la policy Google (les règles de la plateforme, qui peuvent suspendre vos annonces) et le droit français (qui vous expose à des sanctions légales). Respecter l’une ne garantit pas l’autre.

Le même piège joue quand vous citez une marque déposée dans vos annonces, où la règle Google et le droit des marques se télescopent. La conformité se vérifie donc de bout en bout : le texte, les extensions, la page d’atterrissage, les mentions sectorielles, l’ensemble du parcours que voit le prospect.

Cadre Sanction en cas de manquement Qui vérifie
Policy Google Ads Suspension de l’annonce ou du compte Google
Droit français (pub trompeuse, LCEN) Sanction civile ou pénale DGCCRF, tribunal
Mentions sectorielles (Évin, crédit, professions réglementées) Sanction administrative ou pénale selon le secteur Autorités sectorielles

Pour qui, et la limite

Tout annonceur français, et particulièrement les professions réglementées et les secteurs sensibles. Le cœur du sujet est le cumul socle + sectoriel, vérifié sur tout le tunnel.

La limite, sans détour : cette page n’est pas un avis juridique. Elle donne la logique des étages, pas la liste exhaustive de vos mentions, qui dépend de votre statut et de votre secteur et se vérifie aux textes en vigueur et à un avocat. Le cadre évolue (la mention crédit de novembre 2026 le prouve), donc toute mention se date et se réexamine.

À retenir
  • Deux étages cumulatifs : socle transverse (SIREN, LCEN, pub non trompeuse) pour tous, mentions sectorielles (professions réglementées, alcool, crédit, investissement) par-dessus.
  • La conformité court sur tout le tunnel : annonce ET page de destination, pas seulement le texte de l’annonce.
  • Policy Google et droit français sont deux cadres distincts qui se cumulent : respecter l’un ne garantit pas l’autre.
  • Le cadre bouge : la mention crédit conso change de formulation au 20 novembre 2026. Rien ne se grave sans date.
  • Cette page donne la logique, pas l’avis juridique. Le détail de vos mentions se tranche aux textes en vigueur et à un avocat.

Questions fréquentes

Quelles mentions légales sont obligatoires pour tout annonceur en France ?
Tout annonceur doit identifier son entreprise (raison sociale, SIREN, RCS et ville du greffe, siège social) et respecter l’interdiction de la publicité trompeuse. Dès qu’il y a activité commerciale ou publicitaire en ligne, s’ajoutent les mentions LCEN (éditeur, hébergeur, directeur de publication). Ce socle transverse s’applique quel que soit le secteur.
La policy Google Ads remplace-t-elle les obligations légales françaises ?
Non. Ce sont deux cadres distincts qui se cumulent. Respecter les règles Google évite la suspension de votre compte, mais ne vous met pas en conformité avec le droit français. Une annonce conforme à la policy Google peut tout à fait violer la loi Évin, le Code de la consommation ou le droit des professions réglementées.
Est-ce que la page de destination doit aussi porter les mentions légales ?
Oui. La conformité court sur tout le tunnel. Une annonce sobre qui renvoie vers une page sans mentions légales ni identification de l’annonceur n’est pas conforme, même si l’annonce elle-même respecte toutes les règles.
La mention obligatoire du crédit conso va-t-elle changer ?
Oui. Via l’ordonnance 2025-880, la formulation de la mention obligatoire sur le coût et le remboursement du crédit à la consommation change au 20 novembre 2026. C’est l’exemple type d’une mention qui se date et se surveille.
VD
Vincent Duquesne
Consultant Google Ads / SEA freelance depuis 2011 · +100 comptes · +20 M€ gérés
Google Partner Premier 2026
Publié le 14 juin 2026 · Mis à jour le 14 juin 2026

Vos mentions légales couvrent-elles tout le tunnel ?

Socle transverse, étages sectoriels, page de destination : on fait le point sur vos obligations.

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