Il n’existe pas de liste universelle de mots interdits valable pour toutes les annonces Google Ads. Avant de lancer une annonce, vérifiez six points : la promesse, les produits encadrés, la page où mène l’annonce, les marques citées, les données personnelles et l’offre affichée. Un vrai manquement se corrige ; une décision qui vous paraît fausse se conteste en appel.
Les six contrôles de cette page sont une méthode de travail, pas des catégories officielles de Google. Ils complètent les exigences de conformité de la publicité Google Ads. Les règles de Google, celles de votre secteur et la loi peuvent s’additionner dès le premier examen.
Ces contrôles ne couvrent pas tout et ne garantissent pas l’approbation. Faites-les dès la rédaction, puis contrôlez la page et l’état de l’annonce pendant la diffusion.
« Le meilleur », « numéro 1 », « résultats garantis » et « satisfait à 100 % » sont quatre promesses différentes. Un classement demande un critère, une date et une source. Un taux de satisfaction suppose une méthode de mesure. Le superlatif seul n’est interdit par aucune règle générale.
Google interdit en revanche les déclarations trompeuses et les résultats improbables présentés comme probables. Une note moyenne affichée n’est donc pas acceptée d’office. Le chiffre doit être exact, à jour et vérifiable sur votre page ou sur une source accessible.
Plutôt que des mots isolés, Google juge le sens de l’annonce, la page, le produit, le public, le pays et le contexte. Une promesse de perte de poids peut être jugée trompeuse. Un produit de santé peut exiger une certification, et une promesse de revenus relever d’une autre règle.
Si votre offre touche un produit encadré, lisez les conditions des secteurs réglementés avant d’écrire. Google indique combiner des systèmes d’intelligence artificielle et des vérifications humaines. Rien ne garantit pourtant qu’une personne relira votre appel. Un appel déclenche un nouvel examen, sans garantir l’approbation.
Quand le texte de l’annonce n’explique pas le refus, regardez la page où elle mène. Une page en erreur, une redirection non approuvée vers un autre site ou une page hors sujet peut suffire à faire refuser l’annonce. La version française de la règle cite aussi les pages qui ne se chargent pas rapidement sur les navigateurs et appareils courants.
Une refonte ne provoque pas de refus par elle-même. Le risque vient d’un lien cassé, d’un changement de domaine, d’une redirection non conforme ou d’une page inaccessible, même un temps.
Google ne limite pas l’usage d’une marque comme mot clé. Dans le texte de l’annonce, c’est différent. Après une réclamation valable, Google peut restreindre la marque chez un concurrent direct ou quand son usage est trompeur. La réclamation vaut pour les pays et secteurs où le propriétaire a prouvé ses droits.
Certains revendeurs, les sites d’information et l’usage du mot dans son sens courant bénéficient d’exceptions, à condition que l’annonce et la page montrent clairement ce rôle. La règle de Google ne remplace pas le droit des marques, détaillé dans le guide des marques déposées dans les annonces Google Ads.
Côté données, Google ne fixe pas de nombre maximum de champs dans un formulaire. La règle vise notamment un but de collecte flou, une sécurité ou une information insuffisante, l’usage abusif de données personnelles et l’absence du consentement requis. Les données sensibles doivent passer par une connexion sécurisée.
Ne transmettez à Google aucune adresse e-mail ni autre donnée qui identifie une personne, dans une adresse de page, un code de suivi ou un catalogue produit. Les services prévus pour cela, comme les conversions avancées, ont leurs propres conditions. Dans l’Espace économique européen et au Royaume-Uni, ils exigent aussi un consentement valable.
Le règlement général sur la protection des données (RGPD) et le droit français s’ajoutent aux règles de Google sans se confondre avec elles. Les mentions légales de la publicité en France dépendent du support, de l’offre et du secteur. Leur absence n’explique un refus de Google que si la règle citée le prévoit.
Côté offre, les règles sur la présentation trompeuse et sur l’offre indisponible s’appliquent. Un faux bouton dessiné dans une annonce illustrée peut être jugé trompeur s’il imite une fonction qui n’existe pas. Un prix, un stock ou une promotion annoncés doivent exister et se trouver facilement sur la page. Une fausse date limite peut donc relever de l’une ou de l’autre. L’outil de compte à rebours de Google Ads ne dispense pas de respecter ces règles.
Google Ads affiche un état pour chaque annonce. Voici, parmi d’autres, les états utiles pour comprendre un refus.
| État | Ce qu’il indique | Que faire |
|---|---|---|
| En cours d’examen | Google vérifie que l’annonce respecte les règles avant de la diffuser. | Attendre l’état final sans multiplier les modifications entre-temps. |
| Éligible | L’annonce est approuvée et peut être diffusée selon ses réglages. | Si elle n’est pas diffusée, chercher du côté du ciblage, du budget, de l’enchère ou du calendrier. |
| Éligible (diffusion limitée) | Une règle limite la diffusion, par exemple selon le pays, l’âge ou l’appareil. | Lire le détail, puis demander une certification seulement si la règle la prévoit. |
| Éligible (diffusion restreinte dans toutes les zones ciblées) | L’annonce ne touche pas les personnes situées dans vos zones, mais peut toucher celles qui s’y intéressent. | Revoir la restriction et vos réglages de zones. |
| Refusée | Au moins une règle est enfreinte : l’annonce n’est pas diffusée. | Lire le motif, corriger puis soumettre de nouveau. Faire appel si la décision paraît fausse. |
Un compte suspendu n’est pas un état d’annonce : toutes les annonces du compte s’arrêtent jusqu’à un éventuel rétablissement. Une annonce en diffusion limitée ne prouve pas pour autant que la page et le compte sont en ordre.
Une annonce responsive réunit de 3 à 15 titres et de 2 à 4 descriptions, que Google combine. Chaque titre ou description est un composant, qui peut recevoir son propre état. L’annonce entière, la page et le compte restent soumis à leurs propres règles.
Ouvrez la colonne « Détails des règles » dans les pages Annonces et Composants. Si un seul titre est refusé, corrigez ce titre sans tout réécrire. Contrôlez ensuite l’état de l’annonce et des autres composants, car un refus peut aussi avoir une portée plus large. Certains autres composants, comme les liens ou les images, peuvent également être validés ou refusés un par un. Qu’un seul composant soit refusé ne prouve pas que les autres sont conformes.
La sanction dépend de la règle enfreinte. Pour certaines règles, les récidives relèvent d’un système d’avertissements. Une faute grave peut au contraire entraîner directement la suspension du compte.
Ce système ne couvre qu’une liste publiée par Google, dont les annonces trompeuses par leur conception et les « pièges à clics ». Un superlatif ou une page en erreur ne déclenche donc pas à lui seul un avertissement.
Pour relancer la diffusion, il faut corriger tous les éléments en cause et envoyer le formulaire de confirmation, ou faire appel. Sans confirmation ni appel accepté, le compte reste bloqué.
Google appelle non-respect flagrant une faute illégale ou qui nuit fortement aux utilisateurs ou à la publicité en ligne. Il suspend alors le compte immédiatement, sans avertissement. Le contournement des systèmes est traité de cette manière.
Pour savoir si une faute est jugée grave, lisez le texte officiel de la règle. Si la suspension vous paraît injustifiée, l’appel doit expliquer précisément pourquoi. Google ne rétablit le compte que s’il juge l’appel fondé, et personne ne peut promettre l’issue ni le délai.
Les règles de rédaction visent la clarté, le style et l’orthographe. Certaines se vérifient d’un coup d’œil, d’autres dépendent du contexte ou de la marque.
Un caractère spécial mal affiché relève d’abord d’un problème de rédaction ou technique. Une manipulation voulue pour cacher un contenu refusé peut, elle, relever du contournement.
Google peut écrire lui-même une partie de vos annonces. Les consignes de rédaction, encore en bêta en septembre 2026, servent à encadrer ces textes. Elles concernent les campagnes Performance Max et les campagnes de recherche où les options AI Max et l’adaptation du texte sont activées.
Vous pouvez exclure jusqu’à 25 mots ou expressions par campagne. Une exclusion ne bloque pas les traductions du terme dans d’autres langues. Vous pouvez aussi fixer jusqu’à 40 restrictions par campagne sur le ton et le contenu des messages. Attention, l’effet est rétroactif : les textes déjà écrits par Google qui ne respectent pas ces consignes peuvent cesser d’être diffusés et être marqués comme supprimés. Vérifiez le compte après avoir activé les consignes.
Google applique ses règles d’après leur version anglaise, qui fait référence en cas d’écart de traduction. La règle traduite ne remplace pas non plus la loi du pays visé. La règle en vigueur le jour du lancement l’emporte sur tout résumé, celui-ci compris.
Oui, tout annonceur doit respecter le règlement Google Ads et la loi applicable. Les restrictions, certifications et formats changent en revanche selon l’offre, le pays, le public et la page. Face à un refus, cherchez d’abord l’élément touché, son état et la règle citée. Décidez ensuite s’il faut corriger, demander une certification, modifier le ciblage ou faire appel.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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