Dans la santé, la finance ou l'alcool, vérifiez d'abord que Google Ads accepte votre offre, dans votre pays et avec votre statut. Certaines offres sont interdites, d'autres exigent une validation préalable de Google. Le droit français s'ajoute à ces règles, sans les remplacer.
Dans ces secteurs, les annonces viennent après la vérification de la conformité de votre offre sur Google Ads. Cette offre peut-elle être promue, par votre entreprise, dans ce pays et auprès de ce public ?
Trois niveaux de règles s'additionnent : les interdictions et limites de Google, qui changent selon le pays, la certification qu'il exige parfois, puis le droit français. Chacun peut bloquer seul la diffusion.
Ces contrôles se font dans l'ordre, avant d'écrire une ligne d'annonce :
Notez ces réponses dans une fiche datée, avec vos certificats et les décisions de Google. Elle servira de base à chaque nouvelle offre ou nouveau pays.
| Point de contrôle | Santé | Finance | Alcool |
|---|---|---|---|
| Ce qui est admis | Certaines offres sont interdites, d'autres limitées selon le produit et le pays. | Tout dépend du service, du statut de l'entreprise et du pays. | La vente et la publicité de marque ont chacune leur liste de pays. |
| Validation préalable | Selon l'offre : Google, LegitScript ou autre justificatif prévu. | En France, validation Google pour les cas couverts. | Pas de certification générale ; une demande préalable existe pour la publicité d'information en Pologne. |
| Public ciblé | Offres sensibles : listes de clients et segments de visiteurs interdits. | Les difficultés financières d'une personne sont une catégorie sensible. | Catégorie sensible ; aucun ciblage sous l'âge légal du pays. |
| Droit français | Règles des professions de santé et Code de la santé publique. | Autorisation, information du public et règles de publicité selon le produit. | Articles L3323-2 et L3323-4 du Code de la santé publique. |
Ces règles ont été relues le 18 septembre 2026, mais Google les modifie régulièrement. La version anglaise de ses règles fait foi ; la traduction française n'est qu'indicative. Contrôlez chaque dossier avec la règle en vigueur pour le pays ciblé. Cette page vous donne une méthode, elle ne remplace pas un avis juridique sur votre offre.
Dans la santé, vérifiez d'abord si l'offre est admise, interdite ou soumise à validation, avant de travailler la formulation. Google interdit par exemple les pharmacies non autorisées et certains produits non approuvés. Il restreint aussi les services liés aux médicaments sur ordonnance, les termes qui s'y rapportent et d'autres catégories.
Aucune liste de mots comme « guérir » ou « maigrir » ne déclenche à coup sûr la même décision. Une promesse fausse, impossible à prouver ou interdite par la loi pose problème, quel que soit le vocabulaire. À l'inverse, une description neutre ne rend pas une offre interdite admissible et ne remplace pas une certification. Chercher les « mots permis » donne un texte vague sans régler le vrai blocage. Vérifiez plutôt que l'annonce, la page et le ciblage présentent la même offre.
En France, un service de télémédecine lié aux médicaments sur ordonnance peut faire de la publicité s'il est accrédité par LegitScript, un organisme de vérification partenaire de Google. Il doit ensuite être certifié par Google. Il ne peut pas mettre en avant de médicaments sur ordonnance, ni dans l'annonce, ni sur la page, ni dans les recherches qu'il cible.
La rubrique France de Google ne prévoit aucune voie de certification pour les pharmacies en ligne. Ne leur appliquez pas les conditions prévues pour la télémédecine. Pour les services d'aide à la sortie d'une addiction, Google réserve actuellement la publicité en France aux organismes publics certifiés.
Le matériel médical, les laboratoires, les essais cliniques ou la fertilité suivent chacun leurs propres règles. Certains n'ont aucune certification Google, d'autres des limites de contenu ou de pays. La bonne règle est celle du produit que vous vendez, pas celle d'une catégorie voisine.
Une certification Google n'autorise pas une publicité contraire au droit français. Depuis 2020, un médecin peut informer le public sur ses compétences, ses pratiques, son parcours et ses conditions d'exercice. Cette communication doit rester loyale et honnête. Elle ne s'appuie pas sur des témoignages de tiers et ne compare pas le médecin à ses confrères. Elle n'incite pas non plus à des soins inutiles, et ses informations de santé doivent être prouvées et mesurées.
Cette liberté d’information n’autorise pas le référencement payant prioritaire : les articles R4127-80 et R4127-217 l’interdisent aux médecins et aux chirurgiens-dentistes. Vérifiez à la fois la règle Google et le texte de votre profession. Une recommandation de l'Ordre peut aussi préciser comment les appliquer.
La règle Google couvre les produits qui servent à gérer ou placer de l'argent, dont les crypto-actifs et le conseil personnalisé. Elle exige aussi le respect des lois de chaque pays ciblé.
En finance, le statut de l'entreprise et la validation du compte peuvent bloquer tous les formats d'annonce. Identifiez la procédure avant de préparer les campagnes : si la validation est requise, elles ne diffuseront pas sans elle.
En France, la validation Google est requise pour les services financiers couverts, y compris quand l'annonce vise des personnes qui semblent chercher ces services. Elle vaut pour tous les formats et tous les éléments de l'annonce financière, c'est-à-dire aussi ses liens, son numéro, son adresse et ses accroches. Google distingue plusieurs profils d'annonceurs, chacun avec sa propre procédure :
La plupart des annonceurs passent d'abord par G2RS, le partenaire de Google pour cette vérification. Ils fournissent leur type de service, leur autorisation ou dispense et leur numéro d'enregistrement. G2RS leur remet un code, qu'ils transmettent ensuite à Google. Une adresse, une raison sociale ou un site qui ne correspond pas aux registres officiels français peut bloquer le dossier.
Une validation ne couvre pas automatiquement tous les pays. Un nouveau pays peut exiger une validation séparée, selon sa règle, le service et le certificat déjà rattaché au compte.
La page de destination doit afficher d'emblée l'adresse physique de l'entreprise. Elle doit aussi montrer tous les frais du produit. Si vous citez une affiliation, un agrément public ou une note d'un tiers, la preuve doit être accessible. Ces informations ne peuvent pas être cachées derrière une bulle d'aide, un onglet ou un clic.
Google ne publie aucun délai valable pour tous les dossiers. La durée dépend de la procédure, de votre statut, de la cohérence avec les registres et des pièces demandées. Déposez le dossier tôt et préparez en parallèle ce qui ne dépend pas du certificat. Un dépôt anticipé ne garantit pourtant ni l'acceptation ni le délai. Le dossier n'est terminé que lorsque la validation s'applique au bon compte, au bon site, à la bonne offre et au bon pays.
Depuis le 1er juillet 2026, la règle a changé pour les plateformes d'échange et portefeuilles logiciels de crypto-actifs promus en France. L'enregistrement français de prestataire de services sur actifs numériques ne suffit plus. L'annonceur doit être autorisé comme prestataire de services sur crypto-actifs au titre de MiCA, le règlement européen sur ces actifs, par une autorité nationale. Il doit aussi respecter le droit local et obtenir la certification Google. Le changement figure dans le journal des modifications des règles Google.
Les portefeuilles matériels, qui gardent les clés privées sans permettre d'acheter, vendre ou échanger, sont un cas à part. Ils demandent eux aussi la certification Google et le respect du droit local. Les produits financiers spéculatifs complexes relèvent encore d'une autre règle. La fonction du produit, le pays et la licence déterminent donc la règle applicable.
Google sépare la vente d'alcool de la publicité d'information ou de marque. Une page où l'on peut acheter relève de la vente ; une promotion de marque sans achat en ligne relève de l'information. Chaque catégorie a sa liste de pays approuvés. Dans tous les cas, les annonces ne doivent pas viser les personnes sous l'âge légal du pays.
En France, la loi Évin est reprise dans le Code de la santé publique. Son article L3323-2 autorise la publicité en ligne sur certains services. Il exclut notamment les services destinés surtout à la jeunesse et ceux des acteurs sportifs visés par le texte. La publicité ne doit être ni intrusive ni interstitielle, c'est-à-dire affichée en plein écran entre deux pages.
L'article L3323-4 limite le message à des informations précises :
Sauf exceptions légales, la publicité comporte aussi le message sanitaire rappelant que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
Google examine l'annonce, ses éléments, le site et l'offre réellement accessible. La page ne peut pas masquer un produit interdit, ni contredire la certification obtenue. Les redirections, le site final et les parcours pour prescrire, vendre ou souscrire font partie de l'examen.
La page reste aussi soumise aux règles communes à tous les annonceurs, par exemple sur les pratiques trompeuses ou la collecte de données.
Google classe notamment la santé, l'alcool et les difficultés financières parmi les centres d'intérêt sensibles. Dans ces catégories, Google interdit notamment les listes de clients, les segments de visiteurs et l’élargissement d’audience.
Les audiences prédéfinies par Google restent disponibles pour les adultes, car Google en exclut les données sensibles. Les campagnes Demand Gen, notamment diffusées sur YouTube, Discover et Gmail, utilisent par défaut des audiences choisies par l'annonceur : dans ces secteurs, leur diffusion peut donc être limitée.
Aux États-Unis et au Canada, les annonces de crédit à la consommation ne peuvent pas non plus cibler selon l'âge ou le sexe, par exemple. N'étendez pas cette règle à toute la finance. En France, une offre financière peut relever de la validation, de la catégorie « difficultés financières », des deux, ou d'aucune limite de public.
La procédure est celle de tout compte Google Ads ; seule la cause du refus change selon le secteur.
Google limite chaque annonce à trois appels et demande d'attendre au moins vingt-quatre heures entre deux appels sur les mêmes annonces. Après trois échecs, ou si les appels sont suspendus pour abus, il faut passer par l'assistance. Renvoyer la même demande en boucle n'accélère rien et peut entraîner la suspension des appels du compte.
Clarifier une offre, retirer une promesse invérifiable ou réduire les pays est légitime. En revanche, cacher l'offre réelle, changer de page après validation ou rediriger pour tromper l'examen revient à contourner les systèmes de Google. Si Google refuse votre offre ou la limite trop pour qu'elle soit rentable, différez la diffusion ou choisissez un autre canal plutôt que de retoucher l'annonce pour passer l'examen.
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