Sur Google Ads, la conformité se règle avant le lancement, avec l’offre exacte, la règle de chaque pays visé et les preuves demandées. Un refus d’annonce, une diffusion limitée et une suspension sont trois problèmes différents. Corrigez ce qui est vraiment non conforme et ne contestez qu’avec des preuves.
Google contrôle l’offre, le texte, la page de destination, le ciblage et les données. La conformité se prépare donc dans le brief, puis se contrôle au même rythme que l’audit et le suivi de votre compte.
Ne cherchez pas la formulation qui passe. Répondez plutôt par écrit aux questions ci-dessous, avant de dépenser le premier euro. Le bon moment, c’est avant de fixer la date de lancement, parce qu’une validation en attente peut bloquer la mise en ligne.
Le service juridique indique quel droit s’applique à votre offre. Il ne configure pas les audiences, ne pose pas les balises de mesure sur le site et n’envoie pas les pièces à Google. Chaque contrôle doit avoir un responsable, une preuve et une échéance, avec une lecture des notifications le jour même. Cette organisation facilite les vérifications sans garantir la conformité.
Le règlement Google Ads range ses exigences en quatre familles. C’est une grille de lecture, pas une échelle de sanctions : la décision dépend de la règle précise, du produit, du pays et de la gravité.
Les contenus interdits sont les offres que Google refuse, comme les contrefaçons ou certains produits dangereux. Si votre offre en fait partie, changer le texte ne sert à rien : il faut arrêter la diffusion ou revoir l’offre.
Les pratiques interdites visent votre comportement : déclarations trompeuses, collecte de données déloyale, logiciels malveillants ou tentative de tromper le contrôle. Ce dernier cas s’appelle le contournement des systèmes ; la section sur les sanctions le détaille.
Les contenus soumis à restrictions peuvent rester autorisés, sous des conditions qui changent selon l’offre et le pays. Santé, finance, alcool ou jeux d’argent n’ont pas une certification unique : les conditions des secteurs réglementés sur Google Ads se lisent produit par produit.
Les exigences rédactionnelles et techniques encadrent la clarté de l’annonce, son format et le fonctionnement de la page. Elles valent pour tous les comptes, en plus des restrictions de secteur, et se vérifient avant diffusion en six contrôles des règles Google Ads.
Une prise de rendez-vous en ligne, un médicament sur ordonnance et un article d’information médicale relèvent de trois sous-règles différentes. La règle Santé et médicaments sépare ainsi les fabricants, les pharmacies en ligne, les services liés aux médicaments sur ordonnance et d’autres offres, chacune avec ses pays et sa procédure. Les services financiers ne forment pas non plus un bloc, parce que la règle dépend du produit et du pays.
Google applique plusieurs mécanismes selon la règle enfreinte, sans ordre fixe entre refus, avertissement et suspension. Les confondre conduit à corriger ce qui n’est pas en cause ou à ignorer une notification qui vise tout le compte.
Le refus bloque une annonce ou un de ses éléments tant que le problème n’est pas corrigé. Une modification conforme déclenche un nouvel examen, et vous pouvez contester une annonce refusée si la décision vous paraît fausse.
La diffusion limitée est autre chose. Depuis juin 2026, Google limite l’affichage des annonces d’annonceurs qu’il juge non qualifiés, par exemple sans marque claire, sur des recherches à risque pour l’internaute. Cette diffusion limitée n’est ni un refus ni une suspension ; son déploiement est annoncé jusqu’en 2028.
Les avertissements progressifs ne concernent qu’une liste fermée de règles, par exemple le tabac, les armes ou les prêts personnels. La première infraction ne donne lieu qu’à une mise en garde par e-mail. Ensuite, le compte est mis en veille trois jours à la première sanction, sept jours à la deuxième, puis suspendu à la troisième. Selon le système d’avertissements, une sanction ne s’ajoute à la précédente que si la même règle est enfreinte à nouveau dans les 90 jours qui suivent.
La suspension immédiate, sans avertissement, sanctionne une violation grave, dont le contournement des systèmes. Google en donne des exemples précis dans sa règle.
Une correction qui remet réellement l’annonce en conformité n’est pas un contournement. Selon les règles de suspension, la suspension reste en place tant qu’un recours n’est pas accepté. Enfin, une validation de l’annonceur non terminée dans le délai indiqué dans le compte peut limiter la diffusion ou mettre le compte en veille. Ce n’est pas une sanction, mais un dossier à compléter.
Le texte de l’annonce n’est qu’une partie du contrôle. Google peut aussi exiger des preuves sur votre identité, votre activité ou votre secteur, et restreindre votre ciblage sans rien reprocher à la rédaction.
La validation de l’annonceur porte sur l’identité et, selon les cas, sur l’activité de l’entreprise ; Google précise les tâches et l’éventuel délai dans le compte. La certification sectorielle autorise une offre précise dans une zone précise. Pour l’obtenir, suivez les tâches de validation du compte, qui renvoient vers le formulaire à remplir ; sans certification valide, les annonces visées ne sont pas diffusées.
La validation approfondie ne vise que quelques services de proximité dans certains pays, notamment la réparation de portes de garage aux États-Unis et la serrurerie aux États-Unis et au Canada. Le dossier réunit les documents officiels de l’entreprise, comme une licence, et un appel vidéo. Google indique six à huit semaines de traitement pour cette validation approfondie. La validation de votre fiche d’établissement sur Google Maps est encore une autre démarche.
Google distingue deux cas dans sa règle sur la publicité personnalisée. Pour promouvoir des offres sensibles, comme la santé, l’alcool ou les difficultés financières, le remarketing et les listes de clients sont interdits. Certains segments personnalisés Display restent admis sans ciblage sensible, sur une base contextuelle. Les audiences prédéfinies de Google peuvent aussi rester disponibles.
Pour le logement, l’emploi et le crédit à la consommation aux États-Unis et au Canada, le ciblage par âge, genre, situation parentale ou maritale et code postal est interdit. Documentez la catégorie, le pays, la source des données et le type d’audience avant de construire le plan média.
Le RGPD n’impose pas le consentement pour tout. Il exige une base légale parmi six, et une condition supplémentaire de son article 9 pour des données sensibles comme la santé, rappelle la CNIL. Ce qui compte est la donnée réellement traitée, pas le secteur de l’annonceur.
En France, les cookies publicitaires exigent en principe un consentement préalable, selon les règles de la CNIL sur les traceurs (article 82 de la loi Informatique et Libertés). Le mode Consentement de Google (le réglage qui adapte le comportement des balises Google au choix du visiteur sur les cookies) ne recueille pas ce choix.
Dans sa version de base, les balises Google restent bloquées sans accord. Dans sa version avancée, elles se chargent avec un refus par défaut et peuvent envoyer des données sans cookie. Google utilise ces données, sous conditions, pour estimer ce qu’il ne mesure plus.
Le bandeau cookies recueille le choix du visiteur ; votre installation le reporte ensuite dans les quatre paramètres du mode Consentement. Testez le refus autant que l’acceptation : bandeau affiché, comportement des balises conforme au mode choisi, données éventuellement reçues par Google. La règle Google, la loi et votre responsabilité sur les données restent trois contrôles distincts.
Google combine des contrôles automatiques et des examens humains, et le statut affiché dans le compte peut manquer de contexte. Avant toute modification, identifiez ce qui est refusé : une annonce, un de ses éléments, une page de destination, le compte ou une validation.
Une contestation ne garantit ni un examen humain ni une acceptation : même après correction, l’issue de l’appel dépend de l’examen de Google.
Le règlement Google et la loi se croisent sans se confondre, et une décision de Google ne vaut pas un avis juridique.
Un site professionnel français doit afficher qui vous êtes, comment vous joindre, qui héberge le site et votre immatriculation. Le détail dépend de votre forme juridique et de votre activité, selon la fiche officielle de l’administration : TVA le cas échéant, mentions propres à une profession réglementée. Google, lui, exige une page qui fonctionne et une présentation loyale : une mention légale manquante ne devient pas automatiquement un refus Google Ads. Contrôlez donc les deux séparément, en partant de la liste des mentions légales de la publicité en France.
La politique Google sur les marques n’interdit pas d’utiliser le nom d’un concurrent pour déclencher vos annonces. Après réclamation du titulaire, Google peut en revanche restreindre l’emploi de cette marque dans le texte de l’annonce, avec des cas particuliers pour les revendeurs et les sites d’information. Avant d’utiliser la marque déposée d’un concurrent dans vos annonces, faites aussi l’analyse en droit des marques, qui reste séparée de la règle Google.
Une capture d’écran ancienne n’est pas une règle. Une campagne déjà acceptée ne prouve rien pour une nouvelle offre, et une certification obtenue pour une entreprise ou un pays ne vaut pas pour les autres. Google publie ses modifications récentes et à venir, et certaines ont une date d’entrée en vigueur différente de la date de publication : notez les deux.
Avant chaque nouvelle offre ou nouveau pays, je rouvre la page de règle précise depuis le règlement Google Ads et je la confronte au brief. Conservez l’adresse officielle, la date de consultation, la condition retenue et le nom de la personne qui a vérifié.
Cette page donne une méthode de diagnostic, pas une autorisation de diffuser. La règle exacte, sa date d’effet et le message reçu dans votre compte priment sur toute synthèse. Google précise que l’anglais est la langue officielle pour appliquer ses règles. Le droit du pays visé s’ajoute : une annonce acceptée par Google peut rester illégale, et l’inverse ne donne pas un droit à diffuser.
Je vous accompagne dans la mise en place, le suivi et l’optimisation de vos campagnes Google Ads.
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